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En marge de la COP21, 27 investisseurs mondiaux, parmi lesquels BNP Paribas Investment Partners, ont cosigné la « Déclaration de Paris ». Avec cette déclaration, ces acteurs financiers majeurs reconnaissent le rôle qu’ils  peuvent jouer dans le financement de la transition énergétique à travers leur investissement dans les obligations vertes et  réclament la mise en place de standards autour de ce type d’obligations  pour assurer leur contribution au financement de la lutte contre le réchauffement climatique.

L’obligation, déclarée « verte » par son émetteur 

Les obligations vertes – « green bonds » en anglais – sont des obligations permettant de financer des projets respectant l'environnement. Ce marché, qui représentait près de 37 milliards de dollars à travers le monde en 2014, poursuit sa croissance. 
Pourtant, en décembre 2015, 27 investisseurs mondiaux dont BNP Paribas Investment Partners, représentant ensemble quelque 11 200 milliards de dollars d’actifs gérés, ont cosigné la « Déclaration de Paris sur les obligations vertes »

Conscient du rôle majeur que le monde financier peut jouer dans la lutte contre le changement climatique, ces grands investisseurs réclament un standard mondial validant les obligations vertes. Car aujourd’hui, rien ne prouve à un investisseur que l’impact d’une obligation verte contribue à la lutte contre le changement climatique, puisque l’émetteur est libre de la qualifier de « verte ».  BNP Paribas Investment Partners a, à cet effet, développé une méthodologie propre plus exigeante, pour identifier celles qui ont le potentiel d’atténuer le dérèglement climatique.  

Un standard unique pour clarifier le marché

Bien sûr, des standards existent déjà, ou sont en cours de définition. 
Des organisations, comme la Climate Bond Initiative (CBI)  et le Global Real Estate Benchmark (GRESB), proposent également des directives sectorielles pour déterminer des projets éligibles aux obligations vertes.   
Mais aujourd’hui, chaque standard applique ses propres critères. Un manque de cohérence qui, loin de rassurer les investisseurs, rend ce marché plus confus, et le ralentit plutôt que de le promouvoir. 

Adopter un standard unique permettrait :

  • de comparer les projets portés par les obligations vertes, 
  • de fixer des objectifs clairs et ambitieux, 
  • de s’assurer que les bénéfices annoncés soient bien atteints, en mettant en place un contrôle indépendant, à la fois des sommes dédiées au financement du projet et des résultats obtenus.

Par ailleurs, en décembre 2015, un groupe de travail composé de 11 agences de développement international dont la Banque mondiale, 

l’Agence Française de Développement et La Banque européenne d’investissement ont travaillé sur l’élaboration d’un cadre harmonisé de mesure d’impacts  destiné aux projets d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable. Ce cadre constitue un premier pas vers l’harmonisation de standards et la protection de l’intégrité des obligations vertes. 

BNP Paribas Investment Partners : un engagement « vert » constamment réaffirmé

En signant la déclaration de Paris, BNP Paribas Investment Partners reconnait l’importance des obligations vertes comme instrument incontournable vers une nouvelle allocation d’actifs, plus cohérente avec les risques et opportunités liés au dérèglement climatique. La société d’asset management avance dans cette direction dans le cadre de sa stratégie « 2°C ». 

Ainsi BNP Paribas Investment Partners, déjà engagé en faveur d’une économie bas carbone via son appartenance à la Portfolio Decarbonization Coalition, a été le premier gérant d’actifs majeur à signer le Montreal Carbon Pledge en mai 2015, puis à publier l’empreinte carbone de différents fonds actions de sa gamme « Parvest ».

BNP Paribas Investment Partners a également renforcé sa politique d’engagement et unit ses forces à celles d’autres investisseurs dans le cadre de l’Institutional Investors Group for Climate Change (IIGCC), des PRI et du PDC afin d’encourager les entreprises à divulguer pleinement et ouvertement, dans un premier temps, leur empreinte carbone et, ultérieurement, leurs stratégies visant une transition vers un modèle économique conforme à la limite des 2 C°. L’objectif est avant tout d’engager un dialogue. 

Début 2016, BNP Paribas Investment Partners a publié FOOD, un ouvrage réalisé en partenariat avec la fondation GoodPlanet de Yann Arthus-Bertrand qui s’intéresse à l’enjeu fondamental de l’alimentation mondiale. Il fait suite aux ouvrages AQUA (les enjeux de l’accès à l’eau), CLIMAT[e] (le changement climatique) et VILLAGE (sur le thème de l’habitat).