Transition énergétique et action climatique

Au cœur même de la raison d’être du groupe BNP Paribas, figure son ambition d’être un acteur de tout premier plan du mouvement vers une économie plus durable. Face à la crise climatique, les banques ont un rôle majeur à jouer : réorienter les financements des installations produisant les énergies les plus carbonées vers celles produisant les énergies les plus vertes. BNP Paribas, numéro 1 mondial pour la structuration et le placement d'obligations vertes à fin 2022*, a donc pris des engagements forts pour concourir à une économie durable. Comment ? En apportant son soutien à une multitude d’acteurs, ainsi qu'à une pluralité d’actions et d’innovations destinées à encourager le recours à une énergie bas carbone et à réduire les émissions de CO₂. Le tout dans un but clair : financer une économie neutre en carbone en 2050.

Financer la transition énergétique en favorisant le bas carbone

Miser sur les énergies bas carbone : 40 milliards d’euros de financements à horizon 2030

BNP Paribas a pivoté majoritairement vers le financement de la production des énergies bas carbone : à fin septembre 2022, les financements de la production d’énergies bas carbone au sens de l’Agence Internationale de l'Énergie (28,2 milliards d’euros, dont 24,8 milliards d’euros pour les énergies renouvelables) étaient d’ores et déjà supérieurs de près de 20 % aux financements de la production d’énergies fossiles (23,7 milliards d’euros). Accompagner nos sociétés et nos économies vers le « net-zéro » est en effet une priorité pour BNP Paribas. Très concrètement, cela veut dire financer les projets en ligne avec nos politiques et trajectoires, comme avec celles définies par l’Union Européenne, pour financer de moins en moins les secteurs polluants et de plus en plus leurs alternatives durables. 

Le prochain objectif du Groupe ? D’ici 2030, avoir atteint 40 milliards d’euros d’encours de financement à la production d’énergies bas carbone, essentiellement renouvelables, accomplissant ainsi la transition de plus 80 % de ses activités de financement de la production d’énergie vers le bas carbone.

à fin septembre 2022, les financements de la production d’énergies bas carbone (28,2 milliards d’euros, dont 24,8 milliards d’euros pour les énergies renouvelables) étaient déjà supérieurs de près de 20 % aux financements de la production d’énergies fossiles (23,7 milliards d’euros).

Trois points à retenir sur les engagements bas carbone de BNP Paribas

28,2 Md€

en encours de crédits ont été dédiés par BNP Paribas à la production d’énergie bas carbone au 30 septembre 2022

40 Md€

d’encours de financement à la production d’énergies bas carbone, essentiellement renouvelables d'ici 2030

200 Md€

dédiés à la transition de nos clients « grandes entreprises » vers une économie bas carbone d’ici 2025

Sortir du fossile : après le désengagement du charbon, une trajectoire de sortie du pétrole enclenchée 

Dans son scénario « net-zéro », l’Agence Internationale de l’Énergie prévoyait l’arrêt de l’exploration-production en matière de pétrole et de gaz comme conséquence d’une très forte augmentation des investissements dans les énergies bas carbone d’ici 2030 (de 1 200 milliards à 4 200 milliards de dollars), permettant mécaniquement de faire baisser les besoins d’énergies fossiles. Pour le moment, faute d’alternatives encore disponibles en quantité suffisante, les énergies fossiles restent nécessaires au bon fonctionnement de nos sociétés. La stratégie d’alignement de BNP Paribas s’inscrit donc dans une dynamique d’actions simultanées sur l’offre et sur la demande d’énergie.

BNP Paribas ne fait plus de financement de projet pétrolier depuis 2016. Dès l’année suivante, BNP Paribas décidait de cesser ses relations commerciales avec les spécialistes des hydrocarbures non-conventionnels (gaz et pétrole de schiste, pétrole issu des sables bitumineux). Par ailleurs, d’ici 2030, le financement de l’extraction-production pétrolière aura été réduit de 80 % et représentera moins de 1 milliard d’euros au total ; aujourd’hui, BNP Paribas est pleinement engagé dans un mouvement de sortie du pétrole, en cohérence avec la fin de la vente des véhicules thermiques neufs en Europe. Un calendrier de sortie complète du charbon thermique a également été défini en 2020, avec pour date butoir 2030 dans les pays de l'UE et de l'OCDE. 

Enfin, pour le gaz – actuellement considéré par l’UE comme une énergie de transition, sous certaines conditions – BNP Paribas réserve ses financements prioritairement aux centrales thermiques de nouvelle génération, à bas taux d'émission, ainsi qu’à la sécurité d’approvisionnement, aux terminaux gaziers et aux flottes de transport de gaz, en cohérence avec les objectifs européens. L’encours de financement à l’extraction et à la production de gaz sera ainsi réduit de plus de 30 % à l'horizon 2030. 

Une étape intermédiaire est prévue en 2025, avec notamment pour objectif de réduire nos financements au pétrole d’au moins 25 % par rapport à 2020. 

Au total, les financements liés à la production d’énergie – bas carbone et fossile – représentent moins de 3 % de l’ensemble des crédits à l’économie de BNP Paribas. La Banque n’a donc pas de dépendance particulière vis-à-vis du secteur de la production d’énergie et le rythme de transition de son portefeuille de crédits est essentiellement lié aux capacités de transformation de l’économie réelle.

Trois points à retenir sur la sortie du financement de la production d'énergies fossiles

2016

date depuis laquelle BNP Paribas ne fait plus de financement de projet pétrolier

2030

date de la sortie complète du charbon thermique pour les pays de l'UE et de l'OCDE

- 80 %

de financements pour l'extraction-production pétrolière à horizon 2030

Soutenir les innovations et aider nos clients à financer leur transition

En réorientant ainsi les financements depuis la production d’énergies fossiles vers la production d’énergies bas carbone et vers des projets durables, BNP Paribas joue pleinement son rôle d’accompagnement et d’accélération de la transition. Troisième secteur parmi les plus émetteurs de gaz à effet de serre visés pour une réduction de son intensité carbone financée d’ici 2025 : l’automobile, avec moins 25 % minimum. Le Groupe va dans le même temps augmenter ses financements dédiés à la mobilité durable et notamment aux véhicules électriques. 

Le Groupe s'est engagé à dédier plus de 200 milliards d’euros à la transition de ses clients « grandes entreprises » vers une économie bas carbone, notamment via des crédits verts, des obligations vertes et des financements aux technologies bas carbone. 2022, que BNP Paribas a achevé au premier rang mondial pour la structuration et le placement d’obligations vertes*, pour un montant total de 19,5 milliards de dollars américains, correspond à une étape marquante dans l’histoire de ce type de financements à l’échelle mondiale : cette année est la première où les dettes structurées par l’ensemble des banques à l’échelle mondiale et émises en support des énergies renouvelables et autres projets à caractère environnemental dépassent celles consacrées aux acteurs des énergies fossiles. BNP Paribas a de plus récemment dédié une enveloppe de 250 millions d’euros pour investir en fonds propres dans des entreprises apportant des innovations majeures en matière de transition énergétique et écologique

Pour remplir ces objectifs, le Groupe s’appuie sur ses pôles d’expertise et notamment sur son « Low Carbon Transition Group » qui rassemble près de 200 experts de la finance durable. Ses spécialistes travaillent aux côtés de nos clients pour leur proposer les solutions financières dont ils ont besoin afin de relever les défis propres à leur activité sur le chemin de leur transition « net-zéro ».

Une accélération de BNP Paribas dans le financement à la production d’énergies renouvelables qui se concrétise par d’importants projets récents :

  • En France, conseiller financier et chef de file du financement de 2 milliards d’euros pour le parc éolien en mer de Fécamp, conduit par EDF Renouvelables, Enbridge et WPD, avec une capacité de 500 mégawatts, et qui sera mis en service en 2023. 
  • En France, conseiller financier et chef de file du financement de 1,8 milliards d’euros du parc éolien en mer du Calvados, conduit par EDF Renouvelables, WPD et Maple Power, avec une capacité de 448 mégawatts, mis en service en 2024. 
  • Au Royaume-Uni, conseiller financier et chef de file du financement du projet de plus grand parc éolien offshore du monde, le Dogger Bank Wind Farm project, qui fait partie de la stratégie du pays pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. 
  • En Californie, chef de file d’un financement de 1 milliard de dollars attribué au développeur Terra-Gen pour la seconde phase du projet Edwards Sanborn d’une capacité de 410 mégawatts de panneaux solaires et 1,8 mégawatt/heures de stockage par batteries. 
  • En Amérique latine, co-arrangeur principal et coordinateur d’un crédit vert de 525 millions de dollars pour l’acquisition par Global Infrastructure Partners d’Atlas, le second plus grand producteur régional d’énergie solaire, portant sur une capacité de 1,6 gigawatts. 
  • En Inde, chef de file d’un financement de projet de 288 millions de dollars pour Adani Green Energy Limited, le plus important producteur d’énergie renouvelable du pays, pour la création d’une capacité de 450 mégawatts de panneaux solaires et d’éoliennes.

Des prix qui reconnaissent l’action engagée du Groupe 

Le magazine Euromoney a reconnu BNP Paribas comme « Meilleure Banque au monde pour la finance durable » en 2021 et en 2022, ainsi que comme « Meilleure banque au monde pour les données et la technologie ESG » en 2022, soulignant ainsi le soutien apporté par le Groupe à ses clients à travers le monde afin de les accompagner dans leur propre transition. 

En septembre 2022, le magazine Environmental Finance a attribué à BNP Paribas son prix « Net zero Progression of the year – EMEA », reconnaissant l’accompagnement de nos métiers pour soutenir nos clients dans leur transition vers la neutralité carbone. 

En décembre 2022, l’ONG britannique ShareAction a donné à BNP Paribas la note de 63 %, plaçant le Groupe en tête des banques en général, ainsi que sur les critères du climat et de la biodiversité.

Avancer collectivement vers le « net-zéro » d’ici 2050

Les « Net-Zero Alliances » : des initiatives collectives pour la neutralité carbone

Les « Net-Zero Alliances », ou « Glasgow Financial Alliance for Net-Zero » (GFANZ), sont au nombre de quatre : la Net-Zero Asset Managers Initiative, la Net-Zero Asset Owner Alliance, la Net-Zero Banking Alliance, et plus récemment la Net-Zero Insurance Alliance. Leur but ? Rassembler les acteurs du secteur financier pour contribuer au financement d‘une économie « net-zéro » d’ici à 2050, grâce à des engagements forts d’alignement des émissions de gaz à effet de serre induites par leurs activités de crédit et d’investissement pour compte propre.

En 2021, le Groupe a franchi une étape importante en devenant l’un des membres fondateurs de la Net-Zero Banking Alliance, lancée par l’Initiative Finance de l’ONU Environnement (l’UNEP FI), qui rassemble une centaine de banques. Dans la droite ligne de cet engagement du Groupe, l’assureur BNP Paribas Cardif a rejoint la Net-Zero Asset Owner Alliance et BNP Paribas Asset Management, le métier de gestion d’actifs du Groupe, la Net-Zero Asset Managers Initiative.

« En tant que membre fondateur de la Net-Zero Banking Alliance, nous nous engageons à aligner nos portefeuilles de crédits et d'investissements pour compte propre sur des objectifs clairs, avec des méthodologies scientifiques. Atteindre ce but est un défi non seulement pour BNP Paribas mais pour l'ensemble de l'industrie bancaire, car aucune banque ne peut le faire seule. »

Jean-Laurent Bonnafé

Administrateur Directeur Général de BNP Paribas

La « TCFD » : un groupe de travail dédié à l’analyse et à la gestion des risques climatiques

En 2015, les Nations Unies ont créé la Taskforce on Climate-related Financial Disclosures. Son objectif : améliorer la transparence financière au sujet des risques liés au climat, mais aussi des opportunités, qui ne doivent pas être négligées. Les recommandations de cette instance constituent un cadre international commun pour rendre les marchés plus efficaces et renforcer les économies du monde face aux changements climatiques. 

Membre de la Taskforce dès sa création, BNP Paribas publie depuis 2020 un rapport suivant les recommandations de celle-ci afin d’offrir une analyse complète et accessible de l’information financière du Groupe selon quatre piliers : Gouvernance, Stratégie, Gestion des risques, Indicateurs & Objectifs.

La méthodologie en open source « PACTA » : aligner les portefeuilles de crédit sur les objectifs de l'Accord de Paris

Pour accompagner la transition énergétique, le groupe BNP Paribas s’appuie notamment sur la méthodologie Paris Agreement Capital Transition Assessment (PACTA). Cette solution en open source, développée par BNP Paribas et quatre autres grandes banques européennes – toutes signataires de l’engagement de Katowice en 2018 – rend possible l’alignement sur les objectifs de l’Accord de Paris des émissions de gaz à effet de serre induites par leurs portefeuilles de crédit, contribuant ainsi à financer une économie neutre en carbone à horizon 2050. 

« La méthodologie PACTA est “open source”, le but de cette démarche étant de fédérer les acteurs financiers pour aligner leurs financements avec les objectifs de l’Accord de Paris », explique Imène Ben Rejeb-Mzah, Responsable des méthodologies et données au sein de la Direction RSE de BNP Paribas.

Une série d’engagements concrets, notamment dans les secteurs les plus sensibles 

Depuis 2015, afin d’encadrer ses activités liées aux secteurs les plus sensibles et de limiter le réchauffement climatique en ligne avec les objectifs de l’Accord de Paris, BNP Paribas a pris de nombreuses décisions impactantes, toujours en cohérence – et parfois en avance – sur les objectifs définis par les pouvoirs publics européens. Retour sur les dates marquantes.

Les dates clés

2023

BNP Paribas engage une nouvelle étape de forte accélération en matière de financements de production d’énergie bas carbone et de désengagement du fossile, avec des objectifs clairs et ambitieux : en particulier, à horizon 2030, atteindre un objectif de 40 milliards d’euros d'encours de financement de la production d’énergies bas carbone, essentiellement renouvelables, et réduire à moins de 1 milliard d’euros, soit une baisse de plus de 80 % par rapport à l'encours actuel de 5 milliards d’euros, l’encours de financement à l'extraction et la production de pétrole.

2022

Le Groupe publie son premier rapport d'analyse et d'alignement pour le climat. Celui-ci dévoile des objectifs ambitieux à horizon 2025 pour les secteurs de la production d’électricité, du pétrole et du gaz, et de l’automobile. Il prend également l’engagement fort de réduire de 25 % (comparé à 2020) son exposition à la production de pétrole d'ici 2025.

2021

BNP Paribas s’engage à réduire de 10 % son exposition à l’exploration et la production de pétrole et de gaz d’ici 2025. Un objectif monté depuis à 12 %.

2020

BNP Paribas accélère sa sortie du charbon : d’ici 2030 dans les pays de l’OCDE et de l’Union européenne, et d’ici 2040 dans le reste du monde. Cette politique a conduit BNP Paribas à cesser de fournir des crédits et services financiers à environ une compagnie d’électricité sur deux dans le monde.

2018

BNP Paribas cesse de fournir tout nouveau service financier aux spécialistes des hydrocarbures non conventionnels (gaz de schiste, pétrole de schiste, pétrole issu de sables bitumineux, Arctique).

2017

BNP Paribas cesse tout nouveau financement de projet de centrale électrique à partir du charbon.

2016

BNP Paribas ne fait plus de financement de projet pétrolier.

2015

BNP Paribas s’engage à aligner progressivement son portefeuille de crédits sur les objectifs de l’Accord de Paris.

Un rapport d’analyse et d’alignement pour le climat avec des objectifs clairs et ambitieux 

BNP Paribas a publié en mai 2022 son premier Rapport d'analyse et d'alignement pour le climat. Celui-ci dévoilait notamment des objectifs ambitieux, à un horizon proche – 2025 – et impliquant des actions immédiates pour réduire l’intensité carbone de nos financements dans trois secteurs parmi les plus émetteurs de CO2 : la production d’électricité (réduction minimum visée de 30 %), l’extraction des pétrole et gaz ainsi que leur raffinage (réduction minimum visée de 10 %) et l’automobile (réduction minimum visée de 25 %). S’ils ne représentent à eux trois que 7 % des financements du Groupe grâce aux engagements successifs pris par BNP Paribas depuis 2011, leur impact sur l’environnement les rend cependant incontournables lorsqu’il s’agit de financer la transition énergétique. 

Ces trajectoires de réduction, qui reposent sur le scénario de la neutralité carbone à horizon 2050 de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), envoient un message fort aux parties prenantes sur l’intention pleine et entière de BNP Paribas d’atteindre ses objectifs de réduction des émissions et d’accompagnement de ses clients dans leur propre transition. Il s’agit d’une étape : le Groupe publiera des cibles intermédiaires de réduction des émissions de CO2 correspondant aux financements octroyés à dix secteurs d’activité qui représentent 75 % des émissions de l’économie.

* Source : Bloomberg