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La lutte contre le changement climatique, source de croissance économique

  • 26.09.2019

La lutte contre le réchauffement de la planète implique une transition vers une nouvelle économie bas carbone, dont un des fers de lance est le développement des énergies renouvelables. Pour de nombreux chercheurs, cette transition aurait des impacts positifs sur l’économie mondiale, notamment en matière de création d’emplois. Décryptage.

Utilisation réduite des énergies fossiles, rénovation énergétique des bâtiments, développement des transports propres… La lutte contre le réchauffement climatique fait peser de nouvelles exigences sur les individus et les entreprises. Et malgré une prise de conscience grandissante, les efforts qu’elle implique sont encore perçus comme des freins. D’ailleurs, certains doutent de leur efficacité et de la possibilité d’en constater rapidement les bienfaits. 

Pourtant, les bénéfices d’activités humaines plus respectueuses du climat sont réels et démontrent que l’action collective peut avoir un impact positif et mesurable à court terme. La réussite du protocole de Montréal, un accord international adopté en 1987 pour protéger la couche d’ozone, en est la preuve ; en limitant l’usage industriel de gaz appauvrissant l’ozone (fréons) et en les remplaçant par des substances moins nocives, nous avons pu collectivement enrayer la dégradation de l’ozonosphère, qui n’est plus aujourd’hui un sujet d’inquiétude. 

L’économie bas carbone, une opportunité de croissance à court terme

En plus d’avoir un impact positif sur la planète, les mesures en faveur du climat permettraient de doper la croissance économique. Dans son rapport 2018, la Commission mondiale sur l’économie et le climat de l’Organisation des Nations Unies a montré qu’une économie respectueuse du climat rapporterait 26 000 milliards de dollars et créerait 65 millions d’emplois d’ici 2030 – notamment dans des domaines tels que les énergies renouvelables, les transports électriques et la rénovation thermique.

Par ailleurs, l’Organisation internationale du travail (OIT) précise qu’une économie bas carbone créerait quatre fois plus d’emplois dans le monde qu’elle n’en détruirait. Par exemple, dans le secteur de l’électricité, la création de 2,5 millions de postes spécialisés dans les énergies renouvelables compenserait largement la destruction de 400 000 emplois dans la production fondée sur les combustibles fossiles. Selon le rapport annuel de l’Irena, 11 millions d’emplois travaillaient en 2018 dans le secteur des énergies renouvelables, soit une augmentation de 10 % par rapport à 2017.

une économie bas carbone créerait quatre fois plus d’emplois dans le monde qu’elle n’en détruirait.

Face à ces perspectives prometteuses, les initiatives en faveur de l’économie bas carbone se multiplient. En Indonésie par exemple, BNP Paribas soutient un partenariat entre Michelin, le gouvernement et WWF, qui vise à réhabiliter 90 000 hectares de forêt dégradée en y plantant des hévéas (arbre à caoutchouc). L’extraction de caoutchouc, confiée aux populations locales, a conduit à la création de 16 000 emplois.

En plus d’avoir un impact positif sur la planète, les mesures en faveur du climat permettraient de doper la croissance économique.

BNP Paribas, acteur d’une transition énergétique accélérée

Banque pionnière en matière de finance et d’investissements durables, BNP Paribas agit depuis de nombreuses années pour accélérer la transition vers une économie bas carbone. Entreprise neutre en carbone depuis 2017 pour ses activités propres, le Groupe s’est pleinement engagé dans la transition énergétique conformément à l’Accord de Paris. Aussi, tout en prenant des mesures pour diminuer son exposition aux énergies les plus polluantes, le Groupe a augmenté le montant de ses financements consacrés aux énergies renouvelables : en 2018, ils s’élevaient à 15,4 milliards d’euros. 

Dans le même temps, 100 millions d’euros sont en cours d’investissement dans les « green techs », les start-up innovantes de l’économie verte. En France, BNP Paribas accompagne notamment Deepki, une jeune pousse qui améliore les performances énergétiques des bâtiments en détectant des opportunités d’économies de charge, grâce aux données collectées sur le terrain.

Enfin, à travers sa plateforme numérique d’achat et de vente de crédits de carbone, ClimateSeed, BNP Paribas offre aux entreprises un moyen de compenser leurs émissions de CO₂ par le financement de projets environnementaux à impact direct, comme la reforestation par exemple. 

Photo ©gustavofrazao

Le Groupe aux avant-postes de la finance durable

BNP Paribas et ses filiales proposent aussi une large gamme de produits de placement, de crédit et de services grands publics : prêt auto écologique à 1% pour l’achat de véhicules propres, financement de travaux de rénovation énergétique avec Domofinance (alliance EDF et BNP Paribas Personal Finance), épargne verte (BNP Paribas Aqua, Parvest Green Bonds)…

Les résultats des efforts en faveur du climat pourraient se faire sentir, à terme, sur les écosystèmes et sur les économies.

Sur le nouveau marché des obligations vertes, BNP Paribas fait aussi partie des leaders mondiaux avec plus de 6 milliards d’euros de green bonds placés en 2018. Ces obligations financent des projets environnementaux : par exemple, le développement des énergies renouvelables, la mise en place de dispositifs d’efficacité énergétique ou la gestion durable des déchets et de l’eau. BNP Paribas Asset Management propose également aux investisseurs professionnels plusieurs fonds bas carbone (Parvest Green Bonds, Global Environnement et Climate Impact).

Les résultats des efforts en faveur du climat pourraient se faire sentir, à terme, sur les écosystèmes et sur les économies. Dans ce contexte, BNP Paribas se positionne aux avant-postes d’une finance durable et veut faire de l’économie bas carbone une réalité, en faveur de l’environnement et de l’emploi.

Photo header : ©Darren

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