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Les Green Bonds s’imposent sur les marchés

  • 15.12.2016

Les Green bonds représentent un marché en plein essor. Les émissions de ces « obligations vertes » se multiplient. La France a annoncé le lancement des premières obligations vertes d’État, la Bourse du Luxembourg a lancé la première plate-forme de cotation dédiée aux Green bonds, le Luxembourg Green Exchange… Et BNP Paribas a annoncé une émission inaugurale d’obligations vertes couronnée de succès. Le point sur les Green bonds.

Des emprunts à vocation environnementale

Les obligations vertes sont, comme toute obligation, des emprunts financiers, émis sur le marché par une entreprise, une organisation ou un État, qui seront financés par les investisseurs. Mais la particularité des obligations vertes est d’être destinées à financer exclusivement des projets  environnementaux : des projets d’infrastructures contribuant à la transition écologique (énergies renouvelables, efficacité énergétique, gestion durable des déchets et de l’eau, exploitation durable des terres, ou encore transport propre), ou favorisant l’adaptation au changement climatique. Cette différence par rapport aux obligations classiques se concrétise également par un reporting détaillé sur les investissements financés.

Un marché en forte croissante

Dans le monde entier, les investisseurs sont sensibilisés au changement climatique, à la transition énergétique et à leurs enjeux. Ils sont de plus en plus demandeurs de l’intégration de critères environnementaux dans les supports d’investissement. Ils démontrent un intérêt croissant pour ces obligations et l’investissement « 100 % vert ». 

Et si les Green bonds restent encore marginaux, ils se développent rapidement. Ainsi, les obligations vertes représentaient 11 milliards de dollars en 2013 et 42 milliards de dollars en 2015, soit un marché presque quadruplé en 2 ans ! Elles devraient atteindre 100 milliards de dollars en 2016.

D’ailleurs profitant du coup de projecteur sur les enjeux environnementaux apporté par la COP21, la France a annoncé en septembre 2016 l’émission, des tous premiers « Green bonds » d’État, dès 2017.  Le Gouvernement estime que 6 à 9 milliards d’euros pourraient être levés. Cette émission française sera aussi un moyen d’être exemplaire : lors de la COP, les institutions financières publiques françaises ont été incitées à participer à l’essor du financement des projets environnementaux, et « à lancer des obligations vertes, dédiées à des projets d’investissements environnementaux », à travers la « Déclaration de Paris ».  

Une première plate-forme de cotation dédiée !

Autre signe révélateur de l’engouement croissant pour les Green bonds : en septembre 2016, la Bourse de Luxembourg annonçait l'ouverture du « Luxembourg Green Exchange (LGX) », plate-forme dédiée aux instruments financiers verts. La Bourse luxembourgeoise devient ainsi la première bourse au monde à créer une telle plate-forme, espérant capter une grande part d’un marché qu’elle anticipe « important ». 

À l’ouverture de cette plate-forme, déjà 114 obligations vertes étaient cotées, pour un total de plus de 45 milliards de dollars. Ces obligations ont satisfait à des exigences strictes, et en particulier sur l’utilisation des fonds levés, qui doivent être « exclusivement utilisés pour le financement ou le refinancement de projets 100 % verts ». 

BNP Paribas : des obligations vertes dès novembre 2016

Les Green bonds doivent en effet pouvoir prouver l’usage « vert » des fonds collectés, ce qui exige la caution d’un tiers. Pour cela, elles reçoivent parfois le soutien d’associations militantes, telles que le World Wildlife Fund (WWF) par exemple, ou encore se conforment aux principes publiés par des organismes qui font désormais référence sur le marché, comme l’International Capital Market Association (ICMA). 

Ainsi, lorsque BNP Paribas a procédé en novembre 2016 à sa propre émission inaugurale d’obligations vertes, pour un montant de 500 millions d’euros, le Groupe a défini un cadre strict, le Green Bond Framework, établi en conformité avec les Green bond Principles de l’ICMA. Les fonds collectés seront exclusivement dédiés au financement ou refinancement d’actifs éligibles dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, des transports publics et collectifs, de la gestion et du traitement de l’eau et enfin du recyclage.


Cette initiative fait écho aux engagements pris au nom du Groupe par Jean-Laurent Bonnafé, Administrateur Directeur Général de BNP Paribas, dans le domaine de la sauvegarde de l’environnement : financer les énergies renouvelables et aider les start-ups innovantes du domaine de la clean-tech. Sans oublier le Carbon Risk Management Procedure qui veille à intégrer, à terme, l’impact carbone dans les prises de décision de financement. 

En tant que banque responsable, nous soutenons les entreprises et les pays engagés dans la transition vers l'utilisation durable de l'énergie

L’émission inaugurale, dont le succès a confirmé la forte attente des investisseurs, montre une fois de plus l’engagement fort de BNP Paribas dans le développement durable et le soutien aux projets environnementaux. Son ambition : se hisser d’ici 2018 parmi les trois premiers acteurs mondiaux sur ce marché.

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