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BNP Paribas est le co-chef de file d'une émission d'obligations catastrophes de 247,5 millions de dollars réalisée pour la société Foundation Re II Ltd.

Foundation Re II Ltd a procédé à cette émission obligataire afin de financer une nouvelle couverture de réassu-rance sur plusieurs années pour le compte de Hartford Fire Insurance Company (HFIC), filiale de HFSG (l'une des plus importantes sociétés d'assurance et de services financiers des Etats-Unis).

Selon la modélisation du risque de catastrophe naturelle, les obligations émises sont réparties en deux catégories :

  • La catégorie A génèrera jusqu'à 180 millions de dollars en cas d'ouragans sévères frappant les Etats- Unis d'ici au 17 novembre 2010. Ces obligations ont été notées BB+ par Standard & Poor's.

  • La catégorie G génèrera jusqu'à 67,5 millions de dollars (en total annuel) en cas d'ouragans, de tremblements de terre, de tornades ou d'averses de grêle survenant aux Etats-Unis dans les deux années à venir jusqu'au 31 décembre 2008. Ces obligations ont été notées B par Standard & Poor's.

Mark Azzopardi, responsable Assurance et Retraites au sein du Fixed Income de BNP Paribas, a déclaré : « Il s'agit de la troisième émission d'obligations catastrophes que nous avons réalisée avec succès pour le compte des sociétés de Foundation Re ces deux dernières années, portant le total des capacités mises en oeuvre à 600 millions de dollars. Ces transactions démontrent que l'on peut trouver sur les marchés de capitaux, des capacités financières significatives, à long terme et à prix fixe».

Les obligations catastrophes : une solution face aux coûts financiers des catastrophes naturelles

Les catastrophes naturelles ne sont pas seulement à l'origine de drames humanitaires, mais aussi de pertes économiques colossales, qui peuvent notamment nuire gravement aux compagnies d'assurance. Dans ce cadre, le secteur des assurances a mis en place le système des obligations catastrophes (cat bonds), une fusion des techniques de l'assurance et de la finance, qui permet de transférer le risque lié aux catastrophes naturelles sur le marché des capitaux.

C'est le Chicago Board of Trade qui a lancé les premiers emprunts assurantiels suivis en 1996 par les obligations catastrophes qui ont rencontré un vif succès. Il s'agit de se prémunir contre le manque de liquidités qui menace les assurances en cas de catastrophe naturelle.

Le fonctionnement des obligations catastrophe profite tant aux investisseurs qu'aux assurances. Le principe est simple : si une catastrophe survient, l'émetteur de l'obligation est en droit de se faire verser une partie ou la totalité de la valeur nominale, suivant l'ampleur du sinistre, ce qui lui permet d'alléger son bilan. De son côté, l'investisseur est rémunéré pour le risque encouru avec des intérêts en moyenne de 3 à 4% supérieurs à ceux du marché de l'argent. Par ailleurs, la probabilité de perdre de l'argent en misant sur des obligations catastrophe se situe en moyenne à 0,7%.