La banque d'un monde qui change

Retour sur le Forum Smart City du Grand Paris

  • 26.11.2014

Le 20 novembre, s’est tenu le 1er Forum Smart City, à l’Hôtel de Ville de Paris. Cet événement organisé par la Mairie de Paris et La Tribune visait à faire le point sur le sujet de la ville intelligente. En cohérence avec son positionnement de « La banque d’un monde qui change », attachée à toutes les formes d’innovation, BNP Paribas était partenaire de la manifestation.

Rassemblant des représentants de grands groupes tels que Bouygues Immobilier, Microsoft ou encore Orange, d’institutionnels, comme le Maire de Medellin, élue ville innovante de l’année 2013, et de startups comme BlaBlacar ou Sigfox, le Forum Smart City a été l'occasion de passer en revue les dernières tendances et les grands enjeux en matière de mobilité urbaine : connectivité, habitat écologique, mobilier urbain, place des startups dans l’économie, open data, entre autres.

Ce forum a ainsi permis de réfléchir à une définition de la ville intelligente. Lors de la conférence « Smart city : essai de définition », revenant sur l’expérience Vélib’, Jean-Charles Decaux, Président du Directoire et Codirecteur général de JC Decaux, indiquait que la Smart City était surtout centrée sur l’utilité, et que toute innovation pertinente s’inscrivait dans la vie quotidienne de ses usagers. La Smart City est une ville rendue plus humaine grâce aux technologies du numérique, afin de répondre toujours mieux aux besoins de tous les publics de la ville. Comme le rappelait Jean-Louis Missika, Adjoint à la Mairie de Paris chargé de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité, la Smart City est le produit d’une collaboration entre citoyens, pouvoirs publics et entreprises, petites ou grandes. Il s’agit d’une co-création et d’un travail collaboratif entre différents savoir-faire, afin d’intégrer les dimensions sociales, économiques et environnementales de la ville.

Autant d’éléments rappelés dans la conférence intitulée « Comment coproduire la ville intelligente ? ». Faisant sans cesse évoluer ses services pour améliorer la vie citoyenne, la Smart City nécessite une gouvernance qui sache organiser le travail commun entre PME, startups, grandes entreprises et les besoins des citoyens. Les politiques sont donc les facilitateurs de la Smart City.

Au sein de cet écosystème, les startups possèdent un rôle à part. Lors de la conférence « Quelle place pour les startups ? », Denis Laplane, Directeur de la clientèle entreprises et membre du comité exécutif de la banque de détail en France chez BNP Paribas, rappelait leur importance au sein du tissu économique français ainsi que la nécessité pour les banques de mettre en place des structures qui répondent au mieux aux besoins spécifiques des startups, citant notamment le programme Innov’&Connect. Pour Ludovic Le Moan, PDG et fondateur de Sigfox, il s’agissait de revoir certains modes de fonctionnements économiques et politiques, afin de permettre aux startups de mener de façon plus dynamique leur travail d’innovation et de tester efficacement leurs produits.

 

 

La Smart City entraîne une transformation de la citoyenneté, comme l’expliquaient les intervenants de la conférence « La ville numérique sera-t-elle plus participative ? ». Dans ce cadre, le citoyen n’est plus seulement consommateur, mais acteur, voire co-créateur de sa propre vie en ville, en attente de retour sur sa participation à la vie publique. Pour ce faire, la Smart City entraîne le renouvellement des infrastructures, de nouveaux dispositifs connectés, permettant de tenir compte de l’avis de chacun, de collecter des données et d’offrir une véritable mesure de l’action politique et collective. Lors de la conférence « Smart grid : cité connectée, cité moins énergivore ? », prenant l’exemple de l’éco-quartier Issy Grid, Guillaume Parisot, Responsable Innovation de Bouygues Immobilier, et Marc Jalabert, Directeur division grand public et opérateurs chez Microsoft, rappelaient que ces installations permettraient notamment de mettre en place des villes plus respectueuses de l’environnement, où les données collectées par le mobilier urbain connecté seraient utilisées pour mieux partager l’électricité, rendre les transports plus fluides et adapter au mieux les services publics.

Bien plus qu’un défi, ces transformations apparaissent comme une nécessité, afin de rendre l’espace urbain plus agréable à vivre, pour tous les acteurs. D’ici 2040, près de 70% de la population mondiale vivra en ville.