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Source d’Histoire : Le mécanographe, un technicien au cœur de la banque

  • 28.01.2016

Après la Première Guerre mondiale, le secteur bancaire se doit de gagner en efficacité afin de contrôler ses coûts de main-d’œuvre. Dans les années 1920, la mécanographie vient révolutionner la vie des bureaux. Le Comptoir national d’escompte de Paris est l’une des premières banques à intégrer les nouvelles techniques de traitement de l’information. Le métier de mécanographe, aujourd’hui disparu, est alors essentiel.

L’innovation en marche

Au début du XXe siècle, le fonctionnement de la banque implique de nombreux documents imprimés. Les opérations à traiter vont croissant avec la multiplication des comptes clients. Des machines comptables sont mises au point et les machines à cartes perforées, créées pour le recensement américain de 1890, arrivent sur le marché français dans les années 1920. Le Comptoir national d’escompte de Paris (CNEP) est l’une des premières banques du pays à adopter ces nouvelles techniques de l’information. En 1926, elle investit 2,6 milliards de francs dans l’acquisition de 90 machines comptables. Ce changement implique la création d’un nouveau métier au sein de la banque, celui de mécanographe.

Un technicien formé

Ce poste de technicien devient d’autant plus essentiel que la mécanisation se développe. Au milieu des années 1930, toutes les agences parisiennes et provinciales du CNEP sont équipées de machines comptables, de machines à cartes perforées, de tabulatrices et trieuses. Leur utilisation nécessite un savoir-faire spécifique. C’est pourquoi le constructeur des machines assure la formation des équipes devant intégrer l’atelier mécanographique. 

Des qualités spécifiques

Un mécanographe doit faire preuve d’une attention continue pour éviter les erreurs, être observateur et résistant car la manipulation des lourds tiroirs des cartothèques peut se révéler fatigante. Dans les années 1950, la mécanographie est à son apogée et le métier de mécanographe s’apprend dans les collèges et lycées techniques. Le métier va disparaître progressivement au profit de nouveaux métiers de la banque dans les années 1960, avec l’arrivée de l’informatique