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Reprendre une entreprise : 4 conseils pour réussir votre montage financier

  • 15.09.2015

Dans le cadre d’une reprise d’entreprise, le montage financier est une étape essentielle qui exige de se faire accompagner par des experts. Quatre conseils à suivre.

Faire un état des lieux exhaustif

Tout repreneur d’activité bénéficie d’un business établi, d’une clientèle existante, d’un outil industriel opérationnel, de collaborateurs formés…  Autant d’atouts qui peuvent cependant devenir de véritables charges. Avant toute reprise, il est impératif de vérifier que :

  • l’entreprise n’a pas de dette envers les organismes sociaux, ni de contentieux en cours avec ces organismes ou des salariés,
  • l’entreprise est conforme à toutes les réglementations liées à son secteur d’activité.

Si certaines lacunes apparaissent, elles seront à votre charge et il vous faudra chiffrer ces coûts éventuels.

Pour cela, consultez votre Chambre de commerce et d’industrie (CCI) ou un expert-comptable.

Établir un plan de financement astucieux

En tant que repreneur d’activité, vous pouvez envisager un rachat avec endettement personnel. Mais, généralement, vous pourrez combiner différentes sources de financement :

  • les fonds propres apportés par le repreneur,
  • un crédit du vendeur (à envisager avec précaution car, sur une période courte, il pénalise généralement la trésorerie),
  • des fonds apportés par des investisseurs comme des sociétés de capital développement, des Business Angels ou encore des investisseurs privés,
  • des prêts d’honneur consentis par des structures comme les Plateformes d’Initiative Locale ou le Réseau Entreprendre,
  • des aides spécifiques, souvent indispensables pour boucler le financement,

d’autres modes de financement, tel que le financement participatif.http://www.notaires.fr/fr/dispositif-dutreil-et-transmission-dentreprise-familiale

Solliciter toutes les aides possibles

Les aides ou subventions dédiées aux repreneurs d’activité sont nombreuses et généralement soumises à des conditions spécifiques. Parmi les plus fréquentes, vous pourrez solliciter :

  • les aides de Pôle Emploi,
  • les aides fiscales, comme les réductions ou crédits d’impôt,
  • les aides spécifiques en cas de reprise d’une entreprise en difficulté.

Retrouvez la liste plus complète de ces aides sur l’Observatoire des Aides aux Entreprises

Dans tous les cas, l’accompagnement d’un expert en droit fiscal, de votre CCI ou encore d’un expert-comptable sera indispensable pour ne passer à côté d’aucune opportunité.

Ne pas négliger la formation

Si le financement est un point-clé de la reprise, la formation au métier exigeant de chef d’entreprise est en un autre. Elle devra être suivie en amont de la reprise, afin d’apprendre à bâtir un business plan réaliste et solide et de convaincre des financeurs potentiels.

De telles formations sont proposées par les CCI ou bien Pôle Emploi si le repreneur est au chômage.

La reprise d’une activité familiale, un cas particulier

La transmission d’une activité familiale a un impact fiscal important, tant pour le légataire que pour le repreneur. Elle doit donc s’envisager dans le cadre d’une stratégie patrimoniale. Par exemple, en mettant en place des donations pour réduire la valeur de l’entreprise à transmettre ou en concluant un Pacte Dutreil pour réduire l’assiette des droits de succession ou de donation.

De plus, la transmission à un héritier ne doit pas léser ses frères et sœurs : ceux-ci devront éventuellement être dédommagés.

Votre interlocuteur idéal pour aborder ces points : un notaire, un expert en gestion patrimoniale ou un expert en fiscalité.