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Les nouveaux métiers de la banque

  • 27.09.2017

La transformation numérique n’est pas seulement technologique : elle est aussi culturelle. Elle oblige les entreprises à repenser leur organisation et leur façon de travailler, et crée de nouveaux métiers. Résultat ? Dans l’organigramme des banques, des « coachs agile » aident désormais les équipes à travailler autrement. Des « data scientists » font parler des données jusque là inexploitées. Des « scrum masters » apportent l’agilité au cœur des projets… Zoom sur ces profils inédits qui font bouger la banque.

Aujourd’hui, tout va plus vite : nouveaux services, modes d’interaction et technologies apparaissent et s’imposent en quelques mois… Ces évolutions doivent être proposées par la banque à ses clients, bien souvent utilisateurs au quotidien de ces nouvelles technologies dans leur vie privée. Elle doit par exemple proposer des services en ligne toujours plus riches et sécurisés, des contacts avec les conseillers par mail ou chat, des applications mobiles pour accéder à un compte bancaire ou effectuer un virement. Pour mener à bien ces projets, de nouveaux métiers ont fait leur apparition. Ici, un coach agile aide les équipes à travailler justement « en mode agile », associant travail collaboratif et itérations. Ailleurs, des scrums master apportent ces nouveaux modes de travail au sein même des équipes. Sans oublier un data scientist, capable de donner du sens aux données collectées

Le Coach Agile : guider l’entreprise sur le chemin de l’agilité

S’adapter à des mutations rapides, et en tirer profit, nécessite de faire preuve d’une grande agilité. Autrement dit, la banque doit savoir innover en permanence dans son offre client, et même anticiper les évolutions, instaurer une culture de la collaboration en interne comme en externe, etc. Ce qui impose à la banque de se réorganiser, constituer des équipes transversales, monter des projets en mode collaboratif et les lancer rapidement, mais aussi impliquer tous ses collaborateurs dans ces évolutions, et surtout placer le client au cœur de sa stratégie, en privilégiant la qualité du service ou du produit. Comment mener cette véritable révolution ? Grâce à un Coach Agile, dont la mission est d’accompagner une organisation dans sa transition vers l'agilité. 

Ce coach agile doit savoir :

  1. s’adapter au besoin de l’organisation qu’il accompagne : sa mission varie selon les besoins, la maturité de l’équipe et de l’entreprise… 
  2. être non seulement un guide, mais aussi à l’occasion un formateur, un prescripteur… 
  3. agir en consultant, accompagner l’équipe puis s’effacer une fois la transformation achevée : sa fonction est temporaire !

Mais si le coach agile œuvre à l’échelle d’une organisation, il faut aussi porter les nouveaux modes de travail au sein même des équipes. C’est le rôle du Scrum Master.

Le Scrum Master : agilité en pratique et amélioration continue

« Scrum » est le nom d’une méthode de développement agile, destinée essentiellement aux projets informatiques. Les amateurs de rugby auront reconnu le terme – « scrum » désigne la mêlée – qui illustre la nécessité de travailler ensemble, d’être toujours prêt à réorienter le projet pour repartir sur de nouvelles bases…

Conformément aux principes de l’agilité, la méthode Scrum se fonde sur la livraison rapide d'un prototype, évalué par les utilisateurs, puis évoluant par versions successives, apportant des modifications ou fonctionnalités supplémentaires…

Les Scrum master et coach agile, parfois confondus, sont bien différents. Si le coach est un « guide », le Scrum Master est, lui, plus un « facilitateur ». Membre de l’équipe projet – alors que le Coach Agile, qui agit en consultant, n’est pas intégré à l’équipe ni présent en permanence – le Scrum Master s’assure que la méthodologie est correctement appliquée. Il aide l’équipe projet à devenir autonome. Enfin, si le Coach Agile disparaît lorsque l’agilité est acquise, la fonction du Scrum Master est pérenne. Elle s’inscrit dans une volonté d’amélioration continue

Pour mener leurs projets et mettre en pratique cette amélioration continue conformément aux attentes réelles des consommateurs, les équipes ont un atout : des informations nouvelles, qui permettent de mieux comprendre le marché. Ces informations, elles les doivent au Data Scientist : le nouveau « maître des données » !

Le Data Scientist : faire parler les données pour aider les métiers 

Les données brutes et déstructurées, issues de sources multiples et rassemblées dans une démarche de big data, sont inexploitables. 

C'est pourquoi, le Data Scientist va donner du sens aux données en les structurant, les analysant pour rechercher des corrélations, identifier des schémas récurrents, des tendances et des comportements types, pour anticiper les évolutions et attentes des clients. Expert des statistiques, des mathématiques et de l’informatique, le Data Scientist collabore avec les métiers : marketing, DSI, direction commerciale, etc. Il comprend leurs problématiques, puis les aide à prendre les meilleures décisions et relever les défis, en donnant du sens aux données collectées. 

Au fil des nouvelles technologies et des nouvelles attentes du marché, d’autres métiers et d’autres compétences se profilent déjà dans l’écosystème de la banque. 

Spécialistes des objets connectés ou du blockchain, experts en ergonomie, géomaticiens… Des experts qui intègrent les effectifs, ou qui sont trouvés au sein des « FinTechs », ces start-up spécialisées dans le monde financier dont BNP Paribas, sait s’entourer pour mieux innover et répondre aux attentes de ses clients.

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