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Etats-Unis, emploi, chômage : le point sur la semaine économique

  • 05.09.2016

En août, l’économie américaine a créé 151,000 emplois, soit un rythme légèrement inférieur à celui des trois mois précédents, mais suffisant pour stabiliser le taux de chômage.

Le taux d’activité étant demeuré inchangé(62,8%), le taux de chômage est resté inférieur à 5% (4,9%). Ceci illustre un marché du travail robuste, sans qu’on puisse répondre avec certitude à laquestion du plein emploi. Certes, le taux de chômage évolue depuis octobre 2015 dans la fourchette d’estimation du NAIRU (Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment, soit le taux de chômage qui n’accélère pas l’inflation) estimé, par les membres du FOMC, entre 4,6% et 5%.Pourtant, les salaires ne sont toujours pas sur une pente ascendante solide. Pour les employés du secteur privé affectés à la production (hors cadres), le salaire horaire moyen était en progression de 2,5% sur un an, un rythme quasi-inchangé depuis décembre dernier. Cette absence d’inflation salariale est surprenante avec un taux de chômage aussi faible. Mais si, plutôt quel’habituelle mesure du chômage (dite U3),on retient une mesure plus large (U6, qui ajoute aux chômeurs, les personnes évoluant à la marge du marché du travail et celles travaillant à temps partiel pour raisons économiques), la relation entre sous-emploi et salaire redevient pertinente (graphique). Le taux de chômage U6 demeure en effet près de 2 points supérieur à son point bas de l’avant-crise : la main d’oeuvre disponible reste abondante aux Etats-Unis, contraignant la formation des salaires.

Alexandra Estiot


Marché du travail américain