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Emprunter pour financer ses études : les étudiants français s’y mettent

  • 28.09.2015

Outre-Atlantique, la pratique est courante : les trois quarts des étudiants souscrivent des prêts pour financer leurs études, très coûteuses. 
En France, les frais de scolarité sont en moyenne bien inférieurs à ce qu’ils sont aux États-Unis. Pourtant, les étudiants français sont de plus en plus nombreux à souscrire un prêt, dont le montant est en progression. Entre 2013 et 2014, le montant moyen emprunté par un étudiant est passé de 9 000 à 10 000 euros. Mais en cette rentrée universitaire, les banques annoncent une progression de 10 à 30% du nombre de demandes

Un coût de la vie en hausse

La raison de cet endettement croissant : un coût de la vie en forte hausse. Selon le rapport 2015 de l’UNEF (Union Nationale des Etudiants Français), le coût de la vie étudiante a augmenté de 1,1 % pour la rentrée 2015. Une progression 5 fois plus rapide que celle de l’inflation ! 
Le premier responsable de cette hausse ? Le prix des loyers. 

Si le coût du logement a augmenté dans toute la France, les variations sont très différentes selon les villes : de + 1,4 % à Toulouse à + 6,6 % au Havre…Mais tous les autres postes du budget étudiant ont aussi évolué : transports en commun, frais de sécurité sociale, restauration universitaire, gaz et électricité…

Davantage d’emprunteurs, pour des montants plus élevés

Alors, pour boucler leur budget – qu’il soit alimenté par les parents, un job étudiant ou une bourse – de plus en plus d’étudiants ont recours à un prêt, dont le montant moyen augmente. Par exemple chez BNP Paribas, le montant moyen emprunté par les étudiants français a augmenté de 30 % en cinq ans, pour atteindre 15 000 euros. Et bien sûr, la durée d’emprunt - 6 ans en moyenne - s’est aussi allongée (de 10 %). 

Malgré cette progression, les étudiants français restent bien loin du niveau des étudiants américains. En 2015 : leur endettement moyen a atteint le montant de 35 000 dollars. 
Et surtout, les étudiants français sont encore peu nombreux à s’endetter : en 2014, 12,5% des jeunes français s’étaient endettés pour financer leurs études. Aux États-Unis, trois étudiants sur quatre ont souscrit un prêt.

Le prêt étudiant, des conditions avantageuses

Il reste de plus une bonne nouvelle : les jeunes français bénéficient de conditions avantageuses avec le « prêt étudiant ». Ce crédit à la consommation est en effet assorti :

  • d’un taux fixe inférieur à celui d’un crédit à la consommation classique,
  • d’une grande souplesse (remboursement anticipé possible sans frais),
  • de frais de dossiers offerts
  • de la possibilité de bénéficier d’un différé de remboursement, total ou partiel : l’étudiant peut ainsi rembourser son crédit après ses études, une fois entré dans la vie active.  

Enfin, des partenariats sont parfois noués entre les banques et les écoles ou universités, pour offrir des conditions plus intéressantes encore. C’est le cas de BNP Paribas.