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Énergie, climat : la grande transition est en marche

  • 18.04.2016

À l’occasion du salon Produrable (Paris, les 30 et 31 mars 2016), Nathalie Jaubert, responsable adjointe RSE chez BNP Paribas, nous explique pourquoi on peut aujourd’hui affirmer que le virage vers une économie bas carbone a bel et bien été pris. Elle revient en particulier sur les bénéfices de cette transition pour les entreprises et l’accompagnement de BNP Paribas. 

Dans la bonne direction 

Sommets sur le climat, lois de transition énergétique, taxe carbone, normes environnementales… Le changement climatique est au cœur des préoccupations politiques et règlementaires. Mais face à l’urgence, les choses vont-elles vraiment assez vite ? « Les objectifs sont ambitieux et les premières échéances pointent déjà à l’horizon… Bien sûr, on aimerait voir les initiatives sur le terrain s’accélérer ! », affirme Nathalie Jaubert. « Cependant, une chose est sûre : ces dernières années, un tournant majeur a été pris par tous les acteurs de l’économie. En particulier, la COP21 a débouché, le 12 décembre 2015, sur un accord universel signé par près de 195 parties, dont la Chine et les pays émergents comme l’Inde ou le Brésil. Il vise une réduction des émissions de gaz à effet de serre et le maintien du réchauffement climatique sous le seuil des 2°C - voire de 1,5°C - par rapport aux niveaux préindustriels », explique-t-elle.

 

L’une des clés de la transition vers une économie bas carbone ? L’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. « Or, depuis 2 ans », précise Nathalie Jaubert, « elles représentent 50 % des capacités installées de production d’énergie à travers le monde ». Autre signe des temps qui changent : le désengagement progressif de l’économie de l’industrie du charbon, énergie fossile la plus émettrice en CO2. « Chez BNP Paribas par exemple, nous ne finançons plus les projets d’extraction du charbon. Les sociétés axées sur cette matière première doivent désormais repenser leur modèle. Les choses vont dans le bon sens ! », ajoute Nathalie Jaubert.

Pour les entreprises, un vivier d’opportunités 

Au-delà du cadre réglementaire, la transition vers une économie bas carbone est une nécessité absolue pour les entreprises. « De cette transition dépend la disponibilité de leurs ressources, l’accès à l’eau potable, à la biodiversité... C’est pourquoi elles sont de plus en plus nombreuses à intégrer la lutte contre le changement climatique dans leur modèle économique. C’est une question de survie. En fin de compte, il y aura les gagnants, ceux qui auront pris le tournant. Et les autres », explique Nathalie Jaubert. 

Les premiers auront aussi compris qu’il n’y a pas de vraie stratégie climat sans innovation. « Solutions de stockage de l’électricité, réseaux, véhicules et bâtiments intelligents… Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à transformer la « contrainte » de la transition énergétique en opportunités. Elles recrutent des talents, s’associent à des start-ups et des fonds d’investissements pour imaginer des solutions durables et innovantes. Ce qui leur permet aussi de conquérir de nouveaux marchés ! », illustre Nathalie Jaubert.

Moins de CO2, plus de croissance 

Pour accompagner tous ses clients dans la transition vers une économie bas carbone, BNP Paribas a mis en place une offre « verte » ciblée. « Nos clients particuliers peuvent bénéficier d’un diagnostic énergie et d’un prêt dédié pour financer des travaux de rénovation énergétique dans leur logement. Aux entreprises, nous proposons via nos Green Desks un bilan énergie pour les aider à améliorer leur efficacité énergétique, voire à intégrer les énergies renouvelables dans leurs installations. Aux institutionnels, nous proposons des produits de placement verts accompagnés de reportings réguliers pour leur montrer l’impact de leur choix et leur permettre de suivre l’empreinte énergétique de leur portefeuille », détaille Nathalie Jaubert. 

Le message ? Prouver qu’on peut aujourd’hui créer de la croissance sans émettre toujours plus de gaz à effet de serre. « Désormais, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables peuvent elles aussi financer la croissance. Les indicateurs le prouvent. En tant que banque et acteur de l’économie globale, il nous appartient de partager ce constat avec tous nos clients », conclut Nathalie Jaubert.

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