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Trois créations soutenues par la Fondation BNP Paribas sont présentées à la Biennale de la Danse

  • 27.09.2010
Tous les deux ans, les amoureux de la danse contemporaine et les curieux se retrouvent à Lyon pour un évènement aujourd'hui reconnu comme une manifestation emblématique de l'expression artistique, sur la scène culturelle internationale. Fondé en 1984 par Guy Darmet, la Biennale de la Danse doit son succès à l'ambition audacieuse qui est la sienne : celle de réunir en un même lieu les projets les plus créatifs qui répondent à une exigence artistique de haut niveau tout en s'adressant au public le plus large possible.

Fidèle partenaire de la Maison de la Danse à Lyon et reconnue comme l'un des rares mécènes de la danse contemporaine, la Fondation BNP Paribas a cette année une actualité particulièrement riche pour cette 14ème édition de la Biennale, qui se déroule du 9 septembre au 3 octobre.

La Biennale de la Danse accueille en effet les dernières créations de trois partenaires de la Fondation: la chorégraphie franco-algérienne « Nya » d'Abou Lagraa, « Boxe Boxe » de Mourad Merzouki ainsi que le ballet jeune public « Henriette et Matisse » de Michel Kelemenis.

« Faire confiance à la vie », c'est la proposition que le chorégraphe Abou Lagraa, fondateur de la compagnie La Baraka nous invite à suivre à travers sa nouvelle création « Nya ». Cette pièce s'inscrit dans le cadre d'un programme de coopération artistique entre la France et l'Algérie, généreux et ambitieux. Venus d'horizons les plus divers, les dix danseurs recrutés sur audition par Abou Lagraa et formés par sa compagnie ont désormais rejoint la cellule contemporaine du Ballet national algérien. Avant d'être dansée à la Biennale, « Nya » a été présentée en Première à Alger où la pièce a été très chaleureusement saluée par le public, à tel point qu'un écran géant a dû être installé à l'extérieur pour répondre à l'ensemble du public présent.


« La boxe, c'est déjà de la danse… » Avec sa nouvelle création « Boxe Boxe », Mourad Merzouki multiplie les effets de miroir entre le ring et le plateau, tous deux lieu d'une mise en scène, d'une mise en danger. Ravel, Verdi, Schubert, mais aussi Glass et Górecki rythmeront ce combat entre hip-hop et danse contemporaine, grâce à la participation du Quatuor Debussy. Cette nouvelle création de la compagnie Käfig marie performance et décalage, jeu et défi, « comme une pirouette – à l'image d'un Chaplin faisant d'un combat de rue une véritable chorégraphie empreinte d'humour ”.



« Il faut regarder toute la vie avec des yeux d'enfants » disait Henri Matisse. Michel Kelemenis, en chorégraphiant pour le jeune public, s'inspire des travaux et de la vie du peintre. Aussi a-t-il imaginé cette histoire à quatre où l'artiste et son modèle en compagnie de deux pinceaux illustrant le combat du trait et de la couleur, s'emparent de la danse et dessinent les courbes du corps. Car à l'image du peintre, le chorégraphe pense que « les enfants sont meilleurs lecteurs de l'art qu'on ne le suppose ». L'univers du peintre est pour lui une mine pour dialoguer avec eux et rapprocher, par le geste, l'inspiration et la création.



Dans le prolongement de son appui à ces artistes, la Fondation BNP Paribas apporte son soutien à la Maison de la danse à Lyon et au projet Numéridanse. Elle a également soutenu l'émergence, en France et en Europe, de chorégraphes aujourd'hui reconnus comme Angelin Preljocaj, Saburo Teshigawara, Mathilde Monnier…