La banque d'un monde qui change

La Russe Maria Sharapova sait que Roland-Garros est le tournoi majeur qui lui pose le plus de problèmes mais se délecte du défi de remporter à 21 ans le dernier Grand Chelem qui manque à son palmarès.

Q: Roland-Garros est le dernier tournoi du Grand Chelem qui manque à votre collection, est-ce que ça impose une pression particulière à l'heure d'aborder le tournoi?
R: "Je trouve que c'est déjà assez spectaculaire qu'on vous fasse, à 21 ans, la remarque qu'il ne vous manque plus qu'un Grand Chelem. L'année dernière je savais en venant ici qu'il m'en manquait deux. Depuis j'ai gagné l'Open d'Australie et il ne me reste plus que celui-ci à gagner. C'est très stimulant. J'ai toujours dit que c'était le plus difficile à gagner pour moi.
Mais je suis là pour ça et j'adore les défis."

Q: Comment vous sentez-vous en tant que N.1 mondiale, est-ce que ça change quelque chose?
R: "Pas vraiment. Peut-être parce que j'ai déjà occupé cette place dans le passé. Et aussi parce que j'ai réalisé que le classement n'était pas le plus important. Je suis arrivée à l'Open d'Australie en étant N.5 ou N.6 mondiale et à la fin du tournoi j'avais toujours le même classement alors que j'avais remporté un Grand Chelem. Ca me va très bien. En fait je n'y pense jamais. Mon but c'est de gagner le maximum de matches possible. Le classement suivra."

Q: Après la retraite de Justine Henin, qui peut-on considérer comme favorite cette année?
R: "Il y a un paquet de filles qui peuvent briguer la place de N.1 mondiale d'ici la fin de l'année, et beaucoup d'entre elles se débrouillent très bien sur terre battue. Mais dire combien de filles vont jouer le titre ici... je ne sais pas, je ne les ai pas comptées."

jk/dst

(AFP)