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Roland-Garros - Alizé Cornet découvre l'ambition (MAGAZINE) (AFP)

  • 21.05.2008
Alizé Cornet a toujours été une attraction à Roland-Garros mais cette fois elle n'est pas loin d'être aussi la meilleure
chance française sur la lancée de sa finale à Rome dimanche dernier.
A seulement dix-huit ans, la Niçoise entame à partir de dimanche son -déjà- quatrième Roland-Garros, un tournoi qu'elle avait enchanté lors de ses débuts en 2005 en atteignant le deuxième tour dans un tourbillon de fraîcheur.
Ces deux dernières éditions, elle était encore cantonnée dans ce rôle de "petite fée" du tennis français. Sympathique mais sans grandes perspectives sportives si ce n'est dans le tableau juniors qu'elle a remporté en 2007.
Aujourd'hui, c'en est fini de ces gentilles distractions car Alizé a découvert l'ambition. "J'arrive à Paris avec de grands objectifs. Je suis la meilleure joueuse française sur terre battue cette saison. Ca veut bien dire que j'ai le niveau pour y passer quelques tours."
Avec le forfait de Tatiana Golovin, le flou entourant Amélie Mauresmo et le goût limité pour la terre battue de Marion Bartoli, Cornet s'annonce même comme la chef de file du camp français.
Si elle pointe aujourd'hui au 20e rang mondial (deuxième Française derrière Bartoli) après avoir commencé l'année en 86e position, Cornet le doit en effet d'abord grâce à ses résultats sur terre battue: finale à Acapulco et Rome en battant deux Top 10 au passage, demi-finale à Amelia Island et Charleston.

"Peut-être que c'est mon année"
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Un vrai festival qui fait d'elle la joueuse au plus grand nombre de succès sur la surface cette saison (14) devant Sharapova, Jankovic et Serena Williams!
"C'est vraiment ma surface préférée et peut-être que c'est mon année", glisse cette grande admiratrice d'Andy Roddick qui commence à intéresser au-delà des frontières. Ainsi à Rome la semaine dernière où les journalistes italiens ont voulu en savoir un peu plus sur la petite Française qui monte.
"Que dire? J'ai 18 ans, j'habite Nice, j'adore la terre battue, j'ai commencé à jouer à l'âge de quatre ans, j'ai un chien, il s'appelle Andy et mon père, resté à Nice, me manque", a-t-elle décliné avec candeur.
"Je n'aime pas le shooping, cela peut sembler bizarre pour une fille mais c'est comme ça", a ajouté la jeune fille à la tête bien faite - elle a eu le bac avec deux ans d'avance - entraînée depuis huit ans par Pierre Bouteyre.
Un environnement solide qui lui fait croire qu'elle saura résister à la pression de se savoir attendue à Roland-Garros. "Comme pour tout joueur français, c'est évidemment l'événément de l'année, surtout lorsqu'on aime la terre battue comme moi, dit-elle. J'ai en plus le grand honneur d'être tête de série cette année. Alors la pression sera présente, c'est sûr. Mais je pense être suffisamment forte pour la supporter. Et le fait d'y avoir déjà joué plein de matches va m'aider."

jk/jfm

(AFP)