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Richard Gasquet ne s'est "jamais senti au fond du trou" (AFP)

  • 24.04.2008
MONTE-CARLO, 23 avr 2008 (AFP)
Richard Gasquet ne s'est "jamais senti au fond du trou", malgré les douleurs physiques et morales qui ont suivi la défaite de la France en Coupe Davis, et a commencé à le prouver mercredi en infligeant une correction au Belge Kristof Vliegen à Monte-Carlo (6-1, 6-2).
Le Biterrois sera l'un des deux représentants tricolores jeudi en huitièmes de finale avec Gaël Monfils, qui défiera le N.1 mondial Roger Federer.
Arrivé au milieu d'une polémique concernant son attitude, jugée désinvolte, lors du quart de finale perdu aux Etats-Unis il y a dix jours, Gasquet s'était en plus bloqué le dos lundi à l'entraînement. "C'est vrai qu'il y avait pas mal de choses pas très positives", a-t-il dit par euphémisme, mais selon lui, on s'est inquiété pour rien.
Bien sûr la petite heure passée sur le court face à Vliegen, l'homme qui lui avait fait vivre une des pires désillusions de sa carrière l'année dernière en le sortant sèchement au premier tour de Roland-Garros, n'a pas suffi à lever tous les doutes.
Mais Gasquet ne s'est pas privé d'en souligner les aspects positifs. "Ca ne pouvait pas mieux se dérouler", a commenté le N.1 français.
Sur le plan physique, tout va mieux qu'il ne le craignait. "J'ai un peu mal, mais je suis largement en état de jouer", a dit Gasquet, qui avait préféré renoncer à son double la veille, par précaution, et a pris "beaucoup de médicaments" pour éloigner la douleur.

Pas de perte de confiance
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Au niveau mental aussi tout est en ordre, et d'ailleurs ses états d'âme ont été selon lui largement exagérés. "A aucun moment je ne me suis senti mal psychologiquement. Je n'ai jamais été en perte de confiance", a-t-il assuré.
Logiquement, si tout va bien dans la tête et dans les jambes, le jeu n'a aucune raison de ne pas suivre. "Je n'ai jamais été alarmé sur mon niveau".
Reste maintenant à Gasquet à apporter la démonstration sur le terrain.
Le match contre Vliegen, hors sujet mercredi, n'a pas apporté beaucoup d'enseignements. "J'ai essayé de bien renvoyer et de ne pas faire de fautes", a-t-il dit.
Sa prochaine sortie contre le grand serveur américain Sam Querrey ne devrait pas en dire beaucoup plus long. "Ce n'est pas un Espagnol ou un Argentin. Il y avait peut-être plus dur à jouer. Mais il a quand même battu Carlos Moya (au premier tour), ce qui est assez surprenant", a souligné le Français, tête de série N.7.
Pour Gaël Monfils en revanche, c'est jeudi le grand jour. Le Parisien a une occasion à saisir face à un Roger Federer chancelant, qui a failli se faire sortir dès son premier match par le 137e joueur mondial, l'Espagnol Ruben Ramirez Hidalgo.

fbx/grd

(AFP)