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Restauration du polyptyque de Jan van Scorel avec le soutien de la Fondation BNP Paribas

  • 31.03.2011
Mécène fidèle et reconnu des musées, la Fondation BNP Paribas a apporté son soutien à la restauration du polyptyque de Marchiennes réalisé par Jan van Scorel, pièce majeure des collections du Musée de la Chartreuse de Douai, actuellement exposé à la Fondation Custodia/Institut Néerlandais.

Jusqu'au 22 mai 2011, la Fondation Custodia (Institut Néerlandais de Paris) expose ce chef-d'oeuvre qui, au terme d'une campagne de restauration engagée en 2006, a enfin retrouvé tout son éclat. L'oeuvre réintégrera ensuite définitivement les collections permanentes du Musée de la Chartreuse à Douai.

Polyptyque Douai_C2RMF Pierre-Yves Duval
Peint au XVIe siècle par Jan van Scorel, artiste hollandais qui a fortement contribué à l'introduction de l'art de la Renaissance italienne aux Pays-Bas, ce polyptyque décorait à l'origine l'abbaye de Marchiennes (59). Aux alentours de 1540, Jan van Scorel a réalisé un certain nombre de retables pour des églises en Hollande et dans le Nord de la France. Celui de l'abbaye de Marchiennes retrace la vie et le martyre de saint Jacques le Majeur et de saint Etienne. Le traitement minutieux des détails et l'éclairage brutal y témoignent de l'attachement du peintre à la culture néerlandaise traditionnelle tandis que le caractère sculptural des figures et le choix des couleurs relèvent de son goût pour le maniérisme romain.

En 1999, la Fondation BNP Paribas s'était déjà associée au Musée de la Chartreuse de Douai puisque dans le cadre de son programme BNP Paribas pour l'Art, elle avait soutenu la publication de l'album consacré aux collections permanentes du musée. Cette fois, la Fondation a choisi de donner son appui à la restauration d'une pièce majeure des collections du musée, au côté de la DRAC du Nord-Pas-de-Calais et de la Ville de Douai. Pendant plus de quatre ans, au cours d'une campagne de restauration menée par le Centre de Restauration des Musées de France à Versailles, les neuf des dix compositions du polyptyque parvenues jusqu'à nous ont ainsi mobilisé restaurateurs, conservateurs, historiens de l'art et scientifiques.