La banque d'un monde qui change

Entretien Guy FORGET (entretien réalisé par le Service Information de la FFT)

  • 22.02.2005

"Il ne faut pas s'alarmer"

Pour accueillir la Suède, du 4 au 6 mars prochains, sur la terre battue de Strasbourg, le capitaine tricolore a maintenu sa confiance aux habitués de la sélection que sont Sébastien Grosjean, Michaël Llodra, Arnaud Clément et Paul-Henri Mathieu. Seule nouveauté, l'arrivée de Gaël Monfils au sein de l'équipe. Un cinquième élément sur lequel Guy Forget compte s'appuyer pour dynamiser son groupe actuellement en panne de résultats. Même si la rencontre s'annonce périlleuse face à des Suédois en pleine réussite, Cap'tain Guy reste confiant quant aux chances de qualification de ses joueurs. Explications.

- "Guy, pouvez-vous commenter votre sélection ?
- Tout le monde sait que cette rencontre s'annonce très difficile. Les Suédois sont en grande forme et possèdent une équipe très homogène, complète, composée de joueurs qui ont très, très bien joué ces dernières semaines. A l'inverse, on connaît actuellement une petite baisse de régime, avec pas mal de pépins physiques. J'avais donc envie de réunir une équipe composée de jeunes joueurs, mais avec aussi quelques anciens. Je pense que c'est avec ces joueurs-là que l'on aura le plus de chances de gagner. De par leur motivation, leur soif de revanche, leur expérience, pour certains, c'est un groupe bien soudé et qui peut nous permettre de créer un exploit face aux Suédois.


- Qu'est-ce qui vous a incité à retenir Gaël Monfils comme cinquième joueur ?
- Il y a plusieurs choses. D'une part, aujourd'hui, on est un peu à la croisée des chemins. Il y a des anciens qui, même s'ils n'ont pas eu des résultats extraordinaires ces derniers mois, sont toujours présents et des jeunes qui sont potentiellement très forts, qui ont fait des étincelles par moments, mais qui n'ont pas encore confirmé au plus haut niveau. Avoir ainsi un mélange de ces deux catégories de joueurs est très stimulant pour le groupe. Cela va nous permettre de bien nous entraîner, dans une ambiance assez conviviale. Je crois que c'est nécessaire pour bien se préparer. En plus, Gaël Monfils a le style de jeu que pratiquent les Suédois. Ce qui permettra à Sébastien Grosjean, qui est le numéro 1 de l'équipe, de se préparer avec un partenaire d'entraînement qui sera un peu à l'image des Suédois.

- Dans votre esprit, Gaël Monfils restera-t-il cinquième homme ou a-t-il des chances de jouer cette rencontre ?
- Au jour d'aujourd'hui, il est cinquième et je compte plutôt m'appuyer sur les quatre autres joueurs. Mais à l'entraînement, il peut se passer beaucoup de choses. Il peut y avoir des joueurs qui, tout à coup, jouent extrêmement bien ou qui, à l'inverse, connaissent des baisses de régime. Il peut aussi y avoir des petits pépins physiques. Cette équipe est toujours handicapée aujourd'hui par des problèmes liés à la condition physique. Je crois qu'il ne faut négliger personne et préparer tous les joueurs comme s'ils allaient jouer, même si effectivement ceux qui sont les mieux placés au départ sont les mieux classés.

- Vu les résultats plutôt moyens de vos "piliers" ces derniers temps, n'avez-vous pas envisagé d'autres expériences, comme par exemple retenir Cyril Saulnier qui joue plutôt bien en ce moment ?

- Absolument. D'ailleurs, j'ai parlé avec Cyril au téléphone et je lui ai dit de se tenir prêt, au cas où. En effet, on doit annoncer les équipes dix jours avant la rencontre, mais en dix jours, il peut se passer beaucoup de choses. Il mériterait cette sélection, de par ses résultats et parce qu'il est 50 e au classement. Ce qui joue un peu en sa défaveur, c'est le choix de la terre battue. On l'avait fait en pensant gêner les Suédois et à l'époque, Cyril n'était pas au niveau auquel il évolue aujourd'hui. C'est donc la surface qui a joué en sa défaveur mais, sur ses résultats actuels, il mériterait cette sélection.


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