La banque d'un monde qui change

Source d’Histoire : un métier oublié, le garçon de recettes

  • 05.10.2015

Au XIXe siècle, et jusqu’aux années 1960, l’activité bancaire reposait sur certains métiers, aujourd’hui disparus. C’est le cas du garçon de recettes, chargé de l’encaissement des effets de commerce. Son uniforme en faisait une figure bien connue des citadins.

C’est sur lui que repose en effet l’activité de crédit à court terme de l’agence, via l’escompte d’effets de commerce. Lorsqu’un artisan ou un commerçant fournit un bien ou un service à une tierce personne, il reçoit fréquemment en paiement une traite qu’il pourra se faire payer à 3 mois ou à 6 mois. S’il a besoin de cet argent immédiatement, il peut remettre cette traite à sa banque, qui l’escompte et lui en remet le produit diminué d’une commission. A l’échéance de la traite, la banque envoie ses garçons de recettes chez les émetteurs des traites pour les recouvrer et se rembourser ainsi des avances consenties à ses clients.

Garçon de recettes du Comptoir national d'escompte de Paris (CNEP) vers 1910 - Archives historiques BNP Paribas

Garçon de recettes du Comptoir national d'escompte de Paris (CNEP) vers 1910 - Archives historiques BNP Paribas

Le garçon de recettes est immédiatement reconnaissable à son uniforme, inspiré de celui des garçons de la Banque de France : sacoche pour les traites, bicorne, jaquette noire à petits boutons sur laquelle brille la plaque de la banque. 

Ce métier de confiance et d’endurance a perduré jusque dans les années 1960 où les modalités du crédit à court terme et de l’escompte ont changé radicalement.