La banque d'un monde qui change

ROME, 4 mai 2008 (AFP)
Depuis quelques années déjà, un tournoi sur terre battue, c'est une petite dizaine de prétendants au succès mais, à la fin, c'est toujours Rafael Nadal qui triomphe: le Masters Series de Rome, de lundi à dimanche, ne devrait pas échapper à la règle, comme en 2005, 2006 et 2007.
Au paragraphe "terre battue" du livre des records, l'Espagnol additionne consciencieusement des chiffres de plus en plus incroyables.
A seulement 21 ans, le N.2 mondial vient ainsi de franchir le cap des 100 succès sur terre battue depuis avril 2005. Vainqueur du tournoi de Barcelone dimanche, il arrive à Rome fort de 103 victoires en 104 matches!
Mieux, en triomphant pour la quatrième fois d'affilée à Barcelone comme il l'avait fait une semaine auparavant au Masters Series de Monte Carlo, le Majorquin va tenter une nouvelle passe de quatre à Rome avant une apothéose attendue à Roland-Garros, tournoi du Grand Chelem dont il est triple tenant du titre, début juin.
Au Foro Italico, Nadal est chez lui: en trois participations, il n'y a donc jamais perdu un match. L'an passé, il y avait remporté le plus aisé de ses trois succès consécutifs, balayant en finale le Chilien Fernando Gonzalez (6-2, 6-2) en 1h24.

L'exception Federer
Il avait toutefois été inquiété en demi-finale par Nikolay Davydenko (7-6, 6-7, 6-4), contraint de batailler pendant 3h30. Le Russe semble encore aujourd'hui être un des rares à pouvoir enrayer la mécanique de Nadal.
Seulement, lors de leur dernier affrontement en demi-finale à Monte Carlo, il y a dix jours, Davydenko n'a pas existé (6-3, 6-2).
Autre joueur qui semble en mesure de mettre son grain de sel, Novak Djokovic. Le vainqueur de l'Open d'Australie demeure cependant sur une performance mitigée, encore à Monte Carlo, où, ne se sentant plus en condition, il a abandonné en demi-finale alors qu'il était mené 6-3, 3-2 par Roger Federer.
Le N.1 mondial, justement, le seul qui est parvenu à battre une fois Nadal depuis 2005 (en finale du tournoi de Hambourg l'an passé), ne désespère toujours pas de trouver la clé pour battre l'Espagnol. A Monte Carlo, il s'est incliné en finale (7-5, 7-5) où, après avoir bien tenu le coup, il s'est effondré en perdant sept des huit derniers jeux.
L'an passé à Rome, il était passé complètement à côté de son tournoi, battu par le N.1 italien, Filippo Volandri, dès les huitièmes de finale (6-2, 6-4). Assurément, le Suisse entend aujourd'hui se rattraper et faire au moins aussi bien qu'en 2OO6 où en finale (qui était alors jouée au meilleur des cinq sets), il avait poussé Nadal dans ses retranchements, ce dernier 'imposant au terme d'un marathon de 5h06.

Les têtes de série:
1. Roger Federer (SUI)
2. Rafael Nadal (ESP)
3. Novak Djokovic (SRB)
4. Nikolay Davydenko (RUS)
5. David Ferrer (ESP)
6. Andy Roddick (USA)
7. David Nalbandian (ARG)
8. James Blake (USA)
9. Richard Gasquet (FRA)
10. Jo-Wilfried Tsonga (FRA)
11. Carlos Moya (ESP)
12. Fernando Gonzalez (CHI)
13. Juan Monaco (ARG)
14. Tommy Robredo (ESP)
15. Paul-Henri Mathieu (FRA)
16. Andy Murray (GBR)


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(AFP)