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Roland-Garros - Entrée en matière tranquille pour Federer (AFP)

  • 26.05.2008
Finaliste des deux dernières éditions, Roger Federer a réussi ses débuts à Roland-Garros face à l'Américain Sam Querrey
(6-4, 6-4, 6-3), lundi.
"Je suis soulagé et content, il y a toujours beaucoup de pression dans les premiers tours d'un Grand Chelem", a réagi le N.1 mondial qui peut s'estimer verni par le tirage au sort cette année.
Après Querrey, pas vraiment un spécialiste de la terre battue malgré son quart de finale surprise à Monte-Carlo, le Suisse rencontrera l'Espagnol Albert Montanes ou le Belge Kristof Vliegen au deuxième tour, deux joueurs qui ne devraient guère lui poser plus de problèmes.
L'annonce, peu avant sa victoire, du forfait de Richard Gasquet écarte par ailleurs de son chemin la tête de série la plus élevée dans la partie haute du tableau qui paraît plus dégagée que jamais.
Federer ne s'en plaindra pas, après une première moitié de saison décevante pour ses standards. Diminué en début d'année par une mononucléose, il en est déjà à sept défaites en 2008, soit plus qu'il ne comptait à chacune des fins d'année 2004, 2005 et 2006.
Il n'a remporté qu'un seul titre cette année, à Estoril, et reste sur deux finales dans les Masters Series de Monte-Carlo et Hambourg, perdues à chaque fois contre Rafael Nadal.
Accompagné depuis le début de la campagne sur terre battue par Jose Higueras, il compte sur Roland-Garros, dernier tournoi du Grand Chelem qui lui manque, pour lancer une deuxième partie de saison plus spectaculaire.
Face à Querrey, 40e à l'ATP, connu notamment pour avoir servi dix aces d'affilée en 2007 à Indianapolis lors d'un match face à James Blake, le N.1 mondial a surtout fait le métier.
"C'est vrai que ça n'a pas été trop dur mais il y a toujours beaucoup de pression, surtout face à un joueur un peu différent comme lui, qui possède un gros service et un gros coup droit. Bon, il ne gagnera sans doute jamais Roland-Garros mais sur un jour on ne sait jamais."
Une méfiance récompensée par une victoire en trois sets, bonne à prendre dans un souci d'économie, même si Federer a assuré qu'il n'avait pas peur des matches en cinq sets" tellement il est "bien préparé depuis tant d'années".

jk/dhe

(AFP)


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