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Restauration d'un tableau de Foujita au Musée Ohara au Japon

  • 13.01.2015

Dans le cadre de son programme BNP Paribas pour l’Art qui célèbre cette année ses 20 ans, la Fondation BNP Paribas et BNP Paribas Japon signent une convention de mécénat avec le Musée Ohara pour la restauration d’une huile sur toile de Léonard Foujita, « Avant le bal ».

Fondé en 1930 par un entrepreneur, Magosaburo Ohara, le musée présente une importante collection de chefs-d’œuvre européens (El Gréco, Gauguin, Monet, Matisse…), parmi lesquels « Avant le bal » que Foujita réalisa en 1925 et que le musée acquit en 1957.

Son tableau « Avant le bal », fut salué dès sa présentation pour son harmonie et sa technique du « Nyuhakushoku » (blancheur de lait), dont Léonard Foujita gardait jalousement le secret : un fond à base de poudre de nacre sur lequel le peintre appliquait, entre autres, une encre japonaise, le « Sumi ». Foujita chérissait cette œuvre qu’il conserva avec lui plusieurs années. Au centre du tableau est représentée Youki (« neige » en japonais), l’épouse de Foujita (Lucie Badoud) qu’il surnomma ainsi à cause de son teint. La femme de plus petite taille à sa gauche est Marie Vassiliev, célèbre peintre russe installée à Montparnasse.

Musée Ohara

Régulièrement présentée au public dans le parcours des collections permanentes du Musée Ohara, ce tableau nécessite une restauration pour retrouver l’éclat de ses couleurs.

En 2018, une grande exposition à Kyoto et Tokyo marquera le 50ème anniversaire de la disparition du peintre. La restauration de « Avant le bal », assurée par les ateliers de l’Université d’Art de Tokyo, permettra de présenter cette œuvre lors de cet événement.

A propos de Léonard Foujita

Léonard Foujita est une figure célèbre du Montparnasse des années 20. Issu d’une famille japonaise très cultivée et ouverte aux idées occidentales nouvelles, il apprend le français dès l’école primaire puis étudie la peinture occidentale aux Beaux-Arts de Tokyo. A Montparnasse dès 1913, il découvre le travail de Picasso et du Douanier Rousseau, fréquente Apollinaire, George Braque, Fernand Léger, Kees Van Dongen… Il est rapidement coopté par les peintres de l’Ecole de Paris dont il devient l’un des membres. Il forge alors son style, syncrétisme des avant-gardes occidentales et de ses racines asiatiques. Foujita devient alors célèbre en peignant des sujets intimistes : des femmes, des fillettes, des chats, des autoportraits et des scènes religieuses.