La banque d'un monde qui change

Lors du dîner-débat au sujet de la régulation de la finance, organisé en novembre 2014 par l’AGEFI et BNP Paribas, Jean Tirole, Prix Nobel d’Economie 2014, a donné une interview dans laquelle il revient sur plusieurs thèmes : les origines de sa passion pour les mathématiques et l’économie, la pensée économique française, le système bancaire, la zone Euro, ainsi que l’importance de l’interaction entre le monde universitaire et le monde économique, en se fondant sur l’exemple de la Toulouse School of Economics (TSE), dont il est Président. A noter que BNP Paribas est partenaire de cet établissement, et que Michel Pébereau, Président d’honneur du Groupe, est Président du club des partenaires de la TSE.

Agé de 61 ans, Jean Tirole a suivi un cursus qui l’a mené de l’Ecole Polytechnique, à l’Ecole des ponts et chaussées. Egalement titulaire d’une thèse de l’Université Paris-Dauphine et d’un doctorat du MIT, il explique s’être tourné vers l’économie lors de son passage à l’Ecole Polytechnique.

Ses travaux portent sur l’économie industrielle, les industries de réseaux, la finance d’entreprise, le système bancaire, les implications psychologiques de l’économie, et s’organisent autour d’un thème central : la méthodologie de la théorie des jeux et de la théorie de l’information.  

 

Ancien président de la Société d’économétrie, et de l’Europe Economic Association, Docteur honoris causa de plusieurs Universités, dont l’Université libre de Bruxelles, l’Université de Montréal, et la London School of Economics, Jean Tirole s’est aussi vu attribuer la médaille d’or du CNRS, le prix Claude Lévi-Strauss, le Ross Prize, et le prix Erwin Plein Nemmers d’Economie.  

Le 13 octobre dernier, Jean Tirole s'est vu décerner le prix Nobel d'économie 2014, pour ses travaux sur le fonctionnement et la régulation des marchés. «Jean Tirole est l'un des économistes les plus influents de notre temps», a déclaré l'Académie royale des sciences de Suède. Il est le troisième Français à recevoir le prix Nobel d’Economie, après Gérard Debreu en 1983 et Maurice Allais, cinq ans plus tard.