La banque d'un monde qui change

MONTE CARLO, 21 avr 2008 (AFP)
Les adieux de Gustavo Kuerten au tournoi de Monte Carlo n'ont duré que 51 minutes lundi, le Croate Ivan Ljubicic n'ayant laissé que trois jeux (6-1, 6-2) au Brésilien, bien loin du niveau qui lui avait permis de soulever deux fois le trophée en 1999 et en 2001.
"Je ne peux pas trop en demander. Je suis là pour le plaisir d'être sur le court et rien de plus. C'est agréable, pas seulement de jouer, mais de pouvoir me remettre en mémoire tout ce que j'ai vécu dans le passé", a dit "Guga".
L'intérêt sportif de la tournée d'adieux du toujours populaire brésilien, qui a reçu une belle ovation en entrant pour la dernière fois sur le court central, est toutefois douteux.
En quatre tournois disputés, Kuerten, 31 ans, n'a gagné qu'une seule rencontre, dans le petit Challenger (deuxième division de l'ATP) organisé dans sa ville natale, Florianopolis, contre un joueur colombien classé au-delà de la 300e place mondiale.
Lundi, il n'y a jamais eu de match contre Ljubicic, qui n'est pourtant pas au mieux depuis quelques mois.
"Il a bien joué. Auparavant, j'avais rencontré d'autres joueurs contre lesquels j'avais pu lutter plus", s'est défendu le pré-retraité, parlant de ses duels contre l'Argentin Carlos Berlocq à Costa de Sauipe et contre le Français Sébastien Grosjean à Miami, perdu tous les deux en deux sets, mais plus accrochés.
En réalité, il y a bien trois ans que Guga ne compte plus sur la scène internationale. Victime de blessures à répétition, opéré de la hanche, il a fini par se rendre à l'évidence que "son corps ne pourrait plus atteindre le niveau souhaité".
Kuerten a encore deux tournois à disputer avant que sa carrière se termine pour de bon, à Barcelone la semaine prochaine, puis à Roland-Garros, là où il a pris sa place définitive dans l'histoire du tennis en s'imposant trois fois (1997, 2000, 2001).

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(AFP)