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Ne pas suivre le leader : le point sur la semaine économique

  • Alexandra Estiot Economiste
  • 27.01.2017
  1. Ralentissement de la croissance américaine à la fin 2016
  2. Rebond de la demande intérieure
  3. 2016, une mauvaise année…

A première vue, l’économie américaine a ralenti fin 2016 avec une croissance trimestrielle annualisée de 1,9% après 3,5% au T3, alors même que la variation de stocks apportait un point de croissance. Le commerce international a été le principal frein : correction des exportations après un bond au T3 et envolée des importations. La demande intérieure finale a ainsi accéléré (de 2,1% à 2,7%) entre les troisième et quatrième trimestres, grâce à la vigueur des dépenses des ménages et à un rebond de l’investissement en équipements et logiciels.

Dans l’ensemble, 2016 marque un fort ralentissement et la deuxième plus médiocre performance depuis la sortie de récession. En termes nominaux, c’est la croissance annuelle la plus faible.Comment réconcilier une activité molle et un marché du travail dynamique (près de 2,5 millions de postes créés, un taux de chômage de 4,7%) ? La question est épineuse et complexe. Ce qui est indiscutable, c’est qu’en 2016 notamment, les entreprises ont coupé dans les dépenses d’investissement tout en embauchant. La conséquence est une mauvaise performance, autoentretenue, de la productivité. 

Quant aux causes… Peut-être faut-il chercher du côté des coûts relatifs des facteurs de production, en gardant en tête la faiblesse des salaires réels. 

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