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La Semaine du Microcrédit : des centaines d’initiatives à travers toute la France

  • 25.02.2015

AdieDu 2 au 6 février dernier, l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) organisait la Semaine du Microcrédit, en partenariat avec BNP Paribas : 5 jours d’événements, d’initiatives et de rencontres, pour faire connaitre le microcrédit et son rôle-clé dans le retour à l’emploi des personnes en difficulté.

Comme le rappelle Nicolas Hamel, Directeur des partenariats à l’ADIE, le microcrédit « est un prêt de moins de 25 000 euros, accordé à une personne qui ne peut accéder à un crédit bancaire classique, pour financer une création d’activité. »

Plus qu’un financement, l’ADIE propose un véritable accompagnement – et parle d’ailleurs de « prêt accompagné ». Des modules d’aide gratuits sont en effet proposés aux clients pour le choix du statut, les démarches, la recherche de trésorerie... Une approche qui favorise le taux de succès : après 3 ans, 58 % des activités lancées sont toujours en cours et 84 % des clients ont retrouvé le chemin de l’emploi.

Petit commerce

Le dispositif est efficace, mais encore trop peu connu. Pour y remédier, l’ADIE organise chaque année la Semaine du Microcrédit. Plus de 300 événements ont lieu en France : rencontres, débats, expositions. Ils sont accueillis :

  • par les 120 agences de l’ADIE,
  • dans les locaux de ses partenaires (comme BNP Paribas, qui a placé des « ADIE Box » dans une centaine de ses agences, pour recueillir les projets de ses clients),
  • chez les prescripteurs (Pôle Emploi, les CCI, les missions locales…).

En 2015, toutefois, la Semaine du Microcrédit a pris une dimension nouvelle avec le lancement du Défi pour l’emploi. Cette initiative invite chacun à répondre à la question : « et vous, vous faites quoi pour l’emploi ? »

Des milliers de soutiens et de témoignages ont ainsi été recueillis sur le site web de l’ADIE, les réseaux sociaux et même depuis certains photomatons adaptés, à Bordeaux et Paris. « Nous voulons montrer qu’il existe une multitude de façons d’agir pour l’emploi, et que chacun peut participer à cet élan. Pour une fois, abordons le problème de l’emploi sous un angle positif, en s’intéressant aux belles histoires ! » insiste Nicolas Hamel.

Pour multiplier ces expériences fructueuses, l’ADIE veut encore renforcer ses dispositifs d’accompagnement, les prolonger, toujours en s’appuyant sur un réseau de bénévoles, mais aussi à travers son dispositif d’e-learning.

Dans les prochaines années, l’association souhaite également promouvoir un fonctionnement en réseau. L’objectif : inciter les entrepreneurs à se regrouper pour négocier les prix auprès des fournisseurs, créer des synergies et collaborer sur des projets.