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BNP Paribas lance EuroLiberte, un véhicule innovant pour la titrisation de EUR 3,25 milliards de crédits européens

  • 30.05.2001
BNP Paribas lance un nouveau programme de titrisation pour compte propre qui porte sur un portefeuille sous-jacent de EUR 3,25 milliards de crédits européens. Pour cela, la banque a créé une structure innovante, EuroLiberte, "Special Purpose Vehicle" (SPV) de droit irlandais, d'une durée de vie de 7 ans (échéance : 2008).

Ce programme prend la forme d'une titrisation synthétique qui comprend, d'une part, l'émission de titres sur le marché à hauteur de EUR 631 millions ("partie cash"), et d'autre part, un "Credit Default Swap" pour le solde de la valeur du portefeuille de référence, soit EUR 2,62 milliards ("partie non cash").

EuroLiberte plc a émis 5 tranches de titres distinctes et subordonnées, bénéficiant chacune d'un rating externe et d'une rémunération propres. Les ratings des Classes A à D, accordées par les agences de notations Moody's et Fitch, vont de Aaa/AAA à Ba2/BB+ ; la dernière tranche (classe E) ayant été souscrite par BNP Paribas.

BNP Paribas innove avec EuroLiberte en raison de son positionnement (nature des actifs sous-jacents) et de sa structuration. Le portefeuille de référence est essentiellement composé d'emprunteurs n'ayant pas de rating externe, ce qui a été rendu possible grâce à l'examen et la validation par les agences de rating du système de notation interne de BNP Paribas. Cette structure prévoit également pour la première fois un amortissement (3,5,7 ans) prorata de toutes les tranches émises, de manière à s'ajuster au profil du portefeuille sous-jacent, dans les meilleures conditions de coûts pour BNP Paribas.

BNP Paribas est ainsi en bonne position pour s'imposer sur le marché de la titrisation de demain : un marché plus orienté vers le transfert de risque que le simple arbitrage de fonds propres réglementaires. Cette évolution du marché de la titrisation pour compte propre semble d'autant plus nécessaire que les avantages procurés par les structures "Investment Grade" actuelles devraient disparaître avec la mise en place du nouveau dispositif réglementaire tel que défini dans la nouvelle proposition du comité de Bâle.
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