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NOWOS x BNP Paribas : réparer les batteries plutôt que les recycler

Publié Aujourd'hui

Bienvenue dans ce nouvel épisode de notre série Ensemble pour innover. La plupart des batteries envoyées au recyclage sont encore en bon état. NOWOS l'a compris très tôt : fondée en 2020, cette startup franco-hollandaise, cliente de BNP Paribas, propose à ses clients de réparer les batteries au lieu de les jeter, bâtissant ainsi un modèle économique à la fois rentable et écologique. Alix Armour, Chief Impact Officer, revient sur cette approche et sur leur présence dans l'écosystème BNP Paribas.

Pouvez-vous nous présenter NOWOS ?

Alix Armour : Nous sommes partis d’un constat : les cellules lithium-ion durent 10 à 15 ans, mais les batteries partent souvent au recyclage bien avant. Et dans la plupart des cas à cause de dysfonctionnements purement mécaniques : une connectique dessoudée, un boîtier endommagé. NOWOS collecte ces batteries partout en Europe pour les entreprises partenaires, les diagnostique et les répare avec des pièces d'origine, pour conserver leurs certifications. C'est un point de vigilance essentiel, pour les grands groupes notamment, car une batterie modifiée avec des pièces non conformes perd ses homologations. Nous avons commencé par intervenir sur la micro-mobilité (trottinettes, vélos électriques) et nous étendons aujourd’hui notre champ d’intervention aux batteries industrielles, qui peuvent valoir jusqu'à 10 000 euros. Les réparer pour 1 000 euros plutôt que de les remplacer, c'est un argument économique immédiat ! Au total, nous avons réparé plus de 300 000 batteries à ce jour.

Quelle est la nature de vos liens avec BNP Paribas ?

Alix Armour : Nous sommes clients de BNP Paribas et membres du Centre d’Affaires Innovation Rhône-Alpes de la Banque. Notre raison d’être et notre mission autour de la mobilité, l'énergie et de l’impact correspondait bien au type d’entreprises que le Groupe cherche à accompagner au sein de son réseau bancaire. 

Concrètement, qu'est-ce que cette relation vous a apporté ?

Alix Armour : Être client de la Banque, c’est évidemment en premier lieu bénéficier de l’étendue de ses services bancaires et financiers. BNP Paribas avec l’aide de BPI soutien NOWOS dans le financement de ses projets de développement en France, permettant ainsi de créer de l'emploi local en Rhône-Alpes et d'accroître l'impact de NOWOS dans son ambition d'améliorer la circularité des batteries Li-ion. 

Mais BNP Paribas nous donne également l’opportunité d’être mis en avant ou de profiter de mise en relation. Notre relation avec la Banque nous apporte en effet une notoriété précieuse pour faire connaître notre expertise, ce qui est notamment très important pour pouvoir peser dans les débats réglementaires sur la réparation des batteries.

Je peux vous citer un exemple qui m’a récemment marqué : lors d'une table ronde autour de l'IA à VivaTech 2026, à laquelle nous étions invités sur le stand de BNP Paribas, nous avons mis l’accent avec les autres participants sur un point clé que nous défendons depuis longtemps. L'IA, ce n'est pas juste un logiciel : pour fonctionner, elle a besoin d'une infrastructure énergétique stable. Les serveurs, les data centers consomment massivement et ont besoin d'une alimentation continue, et donc de batteries. Ce lien entre l’IA et le type d’énergie nécessaire à son fonctionnement est encore trop peu présent dans les débats. Faire partie de l’écosystème BNP Paribas nous permet de le mettre en avant.

Quels sont vos projets à venir ?

Alix Armour : Le règlement européen sur les batteries*, qui impose progressivement des exigences de traçabilité et introduit les « passeports batterie » va profondément transformer le marché : chaque batterie aura un historique consultable, les pièces détachées seront plus accessibles, la réparation facilitée. Notre ambition est de passer de la réparation curative à la maintenance préventive. Pour cela, nous constituons une base de données unique en Europe sur la réparation des batteries, dont on ne mesure pas encore tout le potentiel. Dans un contexte de tensions géopolitiques autour des matières premières critiques, la circularité n'est plus seulement une question environnementale, mais plus largement de souveraineté.

*Regulation (EU) 2023/1542 of the European Parliament and of the Council of 12 July 2023

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