Plateau de cinéma : comment un film traverse-t-il le temps ?
Un film ne naît pas classique : il le devient avec le temps, au fil des générations qu’il traverse et des esprits qu'il marque durablement. Les festivals de cinéma de patrimoine jouent un rôle essentiel dans cette reconnaissance, en redonnant vie aux œuvres sur grand écran, en les confrontant à de nouveaux regards et en assurant leur transmission. L'Institut Lumière incarne cette mission à travers ses actions et ses rendez-vous dédiés au patrimoine cinématographique.
De la production à la diffusion, BNP Paribas accompagne les films à chaque étape. Cet accompagnement ne s'arrête pas à la sortie en salle : le Groupe soutient également les festivals de cinéma de patrimoine, qui contribuent à faire vivre les œuvres et à les inscrire dans l'histoire du 7e art. Pour mieux comprendre ce qui fait qu'une œuvre résiste au temps, We Love Cinema a rencontré Irène Jacob, Présidente de l'Institut Lumière.
Quand les films sont faits avec beaucoup de sincérité et d’une façon très personnelle, ils traversent les époques, les frontières et deviennent intemporels. Ils peuvent se voir dans tous les lieux du monde et être reçus très intimement.
Festival Lumière 2026 : Lyon célèbre le cinéma de patrimoine
Du 10 au 18 octobre 2026, le Festival Lumière fera de Lyon la capitale mondiale du cinéma classique. Pendant neuf jours, près de 450 séances réparties dans une cinquantaine de lieux seront proposées aux festivaliers : entre chefs-d’œuvre restaurés, hommages aux grandes figures du 7e art, rétrospectives et rencontres. Temps fort de cette 18e édition : les réalisateurs Joel et Ethan Coen recevront le Prix Lumière 2026, consacrant 40 ans de cinéma.
BNP Paribas accompagne le Festival Lumière depuis sa création en 2009. Un engagement qui se concrétise jusque dans une agence bancaire du Groupe située avenue des Frères Lumière : un lieu entièrement pensé comme un clin d’œil à la longue histoire qui lie BNP Paribas et le cinéma.
Financement du cinéma : les classiques de demain se financent aujourd’hui
Un film est avant tout un pari : un scénario, une ambition artistique et au départ une grande inconnue, celle de la rencontre avec le public. Le financement lui donne les moyens de passer de l’écriture à l’écran. BNP Paribas s'engage dès cette première étape, aux côtés des producteurs et des réalisateurs, quand tout reste encore à écrire. Certains films connaitront un succès immédiat, d’autres seront redécouverts plus tard. Quelques-uns enfin entreront durablement dans l’histoire du cinéma.
De « Reservoir Dogs » au Prix Lumière
En 1992, Quentin Tarantino a 29 ans et aucun film à son actif. Vendeur dans un vidéo club californien, il écrit le scénario de « Reservoir Dogs » en seulement trois semaines et n’envisage au départ qu’un court métrage, faute de moyens. Tout bascule quand Harvey Keitel, acteur fétiche de Martin Scorsese, accepte non seulement de jouer dans le film mais aussi de le coproduire.
Paribas USA fait alors le choix d’accompagner financièrement ce projet audacieux, alors que rien ne laisse encore présager de son futur succès. Révélé au Festival de Sundance avant d’être présenté à Cannes la même année, « Reservoir Dogs » s’impose rapidement comme un film culte, marquant le début d’une carrière fulgurante pour son réalisateur. Vingt et un ans plus tard, Quentin Tarantino reçoit le Prix Lumière à Lyon, une consécration pour un cinéaste désormais incontournable.
Films à l'affiche : les sorties financées par BNP Paribas
Ce pari, BNP Paribas le renouvelle chaque année, en participant au financement de près d’un film sur deux produits en France, via son Centre d’Affaires Image & Médias, et les filiales Cofiloisirs et Cinécapital. Une présence de longue date qui se traduit par un accompagnement à toutes les étapes de la création cinématographique.
Cette année, le Groupe a participé au financement des cinq films sélectionnés pour représenter la France à l'Oscar du meilleur film international : « La Bataille de Gaulle : L'Âge de fer », « Le Corset », « La Gradiva », « L'Inconnue » et « Minotaure ». Tous ont été présentés au Festival de Cannes 2026, et certains d'entre eux ont été récompensés. C'est finalement « Minotaure » de Andreï Zviaguintsev, Grand Prix du Festival, qui portera les couleurs françaises jusqu'à Los Angeles le 14 mars 2027.
Premiers longs-métrages, comédies populaires, documentaires ou encore films d’auteur : parmi les œuvres accompagnées aujourd’hui se trouvent peut-être les classiques de demain. Découvrez les films, à l’affiche du 1er septembre au 31 décembre 2026, accompagnés par le Groupe.
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La dernière patiente
de Rémi Bassaler -
Les héros du Louvre
de Elie Chouraqui -
Les survivants du Che
de Christophe Dimitri Reveille -
Bille Melody
de Christine Paillard -
Adieu monde cruel
de Félix de Givry -
Garance
de Jeanne Herry -
Justin le Juste
de Eric Barbier -
Notre Salut
de Emmanuel Marre -
Fausse note
de Alexandre Arcady -
Ducobu et le fantôme de Saint Potache
de Elie Semoun -
L'espèce explosive
de Sarah Arnold -
Minotaure
de Andreï Zviagintsev -
La Gradiva
de Marine Atlan -
Moulin
de Laszlos Nemes -
Quelques mots d'amour
de Rudi Rosenberg -
15/18
de Cedric Kahn -
Jupiter
de Alexandre Smia -
Congo Boy
de Rafiki Fariala -
Forty Love
de Pierre-Ange Carlotti -
Du fioul dans les artères
de Pierre le Gall
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La dernière patiente
de Rémi Bassaler -
Mémoire de fille
de Judith Godrèche -
Kraken
de Mohamed Chabane et Théo Jourdain -
Notre Salut
de Emmanuel Marre -
Ni vue, ni connue
de Marc Fitoussi -
Le Corset
de Louis Clichy -
Une femme aujourd'hui
de Robert Guediguian -
La Gradiva
de Marine Atlan -
Moulin
de Laszlos Nemes -
L'affaire Marie-Claire
de Lauriane Escaffre et Yvo Muller -
15/18
de Cedric Kahn -
Les yeux verts
de Fanny Liatard et Jeremy Trouilh -
Du fioul dans les artères
de Pierre le Gall
Cinéma & société : quand un film rencontre son public
Avec plus de 136 millions d’entrées enregistrées depuis le début de l’année (en progression de 25 % par rapport à 2025), les salles de cinéma prouvent que rien ne remplace la magie d’une séance. Derrière ce chiffre, il y a des spectateurs et spectatrices, dont l’engouement au fil des années détermine la pérennité des films. Faire vivre le patrimoine cinématographique, c’est aussi rapprocher les œuvres de leurs publics. BNP Paribas intervient à différents moments de cette rencontre : en finançant les films, en facilitant leur l’accès, en permettant de les revoir sur grand écran et en accompagnant les lieux où cette expérience se partage.
Une date, une histoire de cinéma : 2003, Chaplin retrouve le grand écran
Un film n’échappe pas au temps : la pellicule se dégrade, les couleurs s’effacent et les supports deviennent inutilisables. Sans intervention, les œuvres les plus anciennes disparaissent des écrans, non pas parce qu’on cesse de les aimer, mais parce qu’il ne reste plus de copie à projeter.
C’est ce travail qui a permis aux « Temps modernes » de revenir en salle. En 2003, BNP Paribas compte parmi les partenaires de sa restauration, et la copie restaurée est présentée en clôture du Festival de Cannes près de 70 ans après la sortie du film. Une nouvelle vie pour une œuvre devenue partie intégrante de la mémoire collective.
Les supports ont changé, la nécessité de préserver les œuvres non. Des trésors du passé aux films de demain, BNP Paribas continue d’accompagner le cinéma dans ses transformations et reste aux côtés de celles et ceux qui en écriront les prochaines évolutions.
