Pourquoi Cannes est-il un moment si structurant pour l’économie du cinéma ?
Claire-Hélène Massot : Cannes est un point de convergences unique, à la fois un lieu de célébration du cinéma et un marché mondial. Ce qui se passe concrètement sur le marché du film est souvent invisible pour le grand public : en quelques jours, un film peut signer des accords de distribution dans plusieurs pays, confirmer des préventes qui vont sécuriser le financement du prochain projet, ouvrir des coproductions internationales...
Pour les producteurs que nous accompagnons, l’effet immédiat est tangible. J’ai vu des films dont le destin a basculé après une projection sur la Croisette, des projets qui peinaient à trouver des distributeurs et qui après Cannes recevaient des offres du monde entier. C’est ça la puissance unique du Festival !
Comment votre Département choisit-il les projets qu’il accompagne ?
Tout commence par une rencontre. Un producteur qui vient nous partager une histoire, une équipe, une vision. Nous accompagnons le cinéma depuis plus de 100 ans – depuis 1917 - et c’est cette histoire qui nous a permis de développer une expertise sectorielle unique, au plus près des réalités du terrain. Notre Département Médias – le Centre d’Affaires Image & Médias et les filiales spécialisées Cofiloisirs et Cinécapital - est organisé pour répondre à tous les projets, quelle que soit leur taille, leur nationalité ou leur ambition.
Cette année à Cannes, cela se traduit concrètement à travers des films en lice pour la Palme d'or, comme « Garance » de Jeanne Herry, « Moulin » de László Nemes, « Notre salut » d'Emmanuel Marre ou encore « Minotaure » d'Andreï Zviaguintsev, mais aussi avec des premières œuvres comme « In Waves » de la réalisatrice Phuong Mai Nguyen, présenté en ouverture de la Semaine de la Critique.
Nous intervenons à chaque étape : du développement à la sortie en salle, du premier long-métrage à la coproduction internationale. Ce qui nous différencie vraiment, c’est notre capacité à entrer tôt dans un projet. Nous ne finançons pas seulement des films, nous construisons des relations dans la durée, avec des professionnels qui font confiance à notre expertise pour donner vie à leurs projets ambitieux. Et quand ces films arrivent à Cannes, c’est la confirmation que ce pari collectif, parfois pris plusieurs années auparavant, avait du sens.
Que signifie concrètement être « la Banque du cinéma » ?
C’est être là et rester même quand c’est difficile, accompagner toute la chaîne de valeur du cinéma avec une expertise dédiée, pour permettre à des films d’exister et de rencontrer leur public. Mais c’est aussi parfois des moments de fierté profonde et personnelle.
Je pense notamment au film « Sans filtre » de Ruben Östlund, Palme d’Or en 2022, dont Cofiloisirs a participé au financement. Nous avons cru en ce projet plusieurs années avant sa sélection à Cannes, à un moment où peu de gens imaginaient qu’il aurait la trajectoire qu’on lui connait. Voir un film que nous avons accompagné monter les marches et décrocher la Palme, c’est ce qui donne du sens à notre métier. Ce n’est pas seulement financer, c’est croire en des projets parfois risqués, s’engager dans la durée, et avoir la conviction que la culture est un investissement qui profite à tous.
Être la Banque du cinéma, ce n’est pas seulement financer : c’est croire en des projets parfois risqués, s’engager dans la durée aux cotés de celles et ceux qui font le cinéma d’aujourd’hui et de demain, et avoir la conviction que la culture est un investissement qui profite à tous.
Chiffres clés BNP Paribas et le financement du cinéma
films financés par BNP Paribas
présentés au Festival de Cannes 2026 toutes sélections confondues
des films produits en France
ont été financés par BNP Paribas via le Département Image & Médias, en 2025
experts dédiés
au financement du cinéma en Europe au sein du Groupe
Sur la Croisette : « La Bataille de Gaulle », entre cinéma et mémoire nationale
Parmi les films accompagnés par le Groupe cette année, le premier volet de « La Bataille de Gaulle », réalisé par Antonin Baudry, s’impose comme un projet marquant de Cannes. Présenté Hors compétition au Festival, ce diptyque qui sortira en salle les 3 juin et 3 juillet 2026, explore une figure majeure de l’histoire française.
Partenaire principal du film, BNP Paribas a participé à son financement via son Centre d’Affaires Image & Médias. Un engagement qui fait écho avec la mission de BNP Paribas en faveur de la préservation et de la transmission du patrimoine culturel. Un projet à la fois artistiquement exigeant et culturellement essentiel.
La Bataille de Gaulle, d'Antonin Baudry, présenté Hors compétition au Festival de Cannes 2026.
BNP Paribas à Cannes 2026, en résumé
- BNP Paribas est le premier partenaire bancaire du cinéma en Europe : en 2025, le Groupe a participé au financement de plus d’un film sur deux produit en France, via son Centre d’Affaires Image & Médias et les filiales spécialisées Cofiloisirs et Cinécapital.
- En 2026, 33 films financés par le Groupe sont présentés à Cannes dans toutes les sélections : de la Compétition officielle aux sections parallèles. Parmi eux : des films d’auteurs (« Garance », « L’Objet du délit » et « L’Inconnue »), des productions internationales (« Histoires parallèles » et « Minotaure »), des films à impact (« Mémoire de fille », « Moulin » et « Notre salut »), des premiers films (« In Waves » et « Mauvaise Étoile ») et des grandes productions (« La Bataille de Gaulle : L’âge de fer »).
- Accompagner la relève du cinéma : Partenaire de la Quinzaine des Cinéastes et de la Semaine de la Critique, BNP Paribas invite 600 fans de cinéma à découvrir en avant-première la sélection 2026 à Cannes, et dans 30 villes en France lors la Quinzaine en Salle à partir du 10 juin. Le Groupe soutient également le programme “Next step” de la Semaine de la Critique.
- Favoriser les échanges entre professionnels du secteur et créateurs : sur la Terrasse BNP Paribas, des rencontres organisées autour de plusieurs thématiques dédiées à l’écoproduction en partenariat avec le CNC, la creator economy ou encore l’entrepreneuriat.

