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Nos actions en faveur de l'inclusion financière

Microfinance

Soutien à l'entrepreneuriat social, la microfinance est un des engagements majeurs de la politique RSE du Groupe BNP Paribas.

L'essentiel

Apparue dans les années 1970, la microfinance permet aux populations à faibles revenus, en particulier dans les pays en développement, d’avoir accès à des services financiers : crédit, épargne, assurance, transferts d’argent, éducation financière... 
Comment ? Essentiellement par l’octroi de microcrédits soutenant le développement de petits projets économiques, comme une initiative entrepreneuriale, l’achat d’un outil de production… Ces microcrédits sont attribués par des institutions de microfinance (IMF).  

BNP Paribas agit en faveur de l’inclusion financière et soutient l’entrepreneuriat social, l’un des engagements de sa politique de responsabilité sociale et environnementale (RSE) en ligne avec les Objectifs de Développement Durable 1, 8 et 10. C’est pourquoi le Groupe octroie des prêts aux institutions de microfinance afin qu’elles puissent à leur tour proposer des microcrédits aux populations défavorisées, exclues du système bancaire traditionnel

Le soutien de BNP Paribas à la microfinance, c’est :

  28  

ANS D’ACTIONS EN FAVEUR DE L’INCLUSION FINANCIÈRE

248 M€

EN 2016 DE CRÉDITS OU INVESTISSEMENTS

+18%  

DE SOUTIENS EN 2016 PAR RAPPORT À 2015

309 000

bénéficiaires de microcrédit grâce au groupe en 2016

Un peu d'histoire...

« Une paix durable ne peut pas être obtenue sans qu’une partie importante de la population trouve les moyens de sortir de la pauvreté » […] « le microcrédit est un de ces moyens », c’est sur ces mots qu’en 2006, Ole Danbolt Mjoes, Président du comité Nobel, attribuait le Prix Nobel de la paix à Mohammed Yunus pour son projet de banque atypique.

Fils de bijoutier au Bangladesh, Mohammed Yunus avait fait des études d’économie aux États-Unis avant de revenir dans son pays natal, l’un des plus pauvres au monde, pour aider les populations défavorisées. 

Il avait créé, en 1976, la Grameen Bank, institution qui aujourd’hui encore délivre des microcrédits (130 dollars en moyenne) sans aucune garantie aux populations les plus pauvres et jusque dans les régions les plus reculées de son pays (Grameen voulant dire « village » en Bengali).

Une paix durable ne peut pas être obtenue sans qu’une partie importante de la population trouve les moyens de sortir de la pauvreté

Les institutions de microfinance et les banques : une action conjointe en faveur des micro-entrepreneurs 

Sous différents statuts (association, ONG, mutuelle, coopérative, société commerciale, banque…), les IMF octroient des microcrédits aux exclus du système bancaire traditionnel. Les IMF délivrent aussi des services non financiers à leurs clients. Elles peuvent les aider à démarrer leur activité ou à subvenir aux besoins urgents de leur famille, favoriser leur mobilité pour l’emploi, leur offrir des formations. Le revenu généré par l’activité économique des micro-emprunteurs leur permet ensuite de rembourser le microcrédit qu’ils ont contracté. 

La plupart des IMF financent leurs crédits uniquement grâce aux emprunts. Voilà pourquoi les prêts consentis par des banques classiques comme BNP Paribas sont essentiels : ils permettent aux institutions de microfinance de pérenniser leur activité. 

Entre 2015 et 2016, les encours de BNP Paribas dans le secteur de la microfinance ont augmenté de 18 %. BNP Paribas renforce en effet son engagement en faveur de la microfinance en développant des fonds d’épargne solidaire à destination des clients de BNP Paribas ou des salariés des grands groupes. Ces fonds investissent en petite partie dans des entreprises sociales comme dans des IMF. C’est notamment le cas avec BNP Paribas Asset Management qui, par le biais de son soutien à l’ADIE, Initiative France, Acted, Sidi, des grands acteurs de la microfinance en France, a permis de soutenir 18 806 micro-entreprises en 2016 dont 61% pérennes à trois ans.


Esther - Afrique du Sud

Pan & Qi xin - Chine

BNP Paribas s’engage pour les pays émergents

Brésil, Colombie, Chine, Côte d’Ivoire, Inde, Sénégal, Afrique du Sud, Tunisie, Maroc et Vietnam : dans les pays en développement, BNP Paribas finance une partie du portefeuille de microcrédits des institutions de microfinance. Outre les crédits aux IMF, le Groupe finance également le Fonds RIF II, qui investit dans 26 IMF. 

Nous participons indirectement à l’inclusion financière de près de 290 000 personnes qui, grâce à ce prêt, ont créé une micro-entreprise ou investi dans l’achat d’un bien durable. À la clé : l’amélioration de leurs conditions de vie

Nous participons indirectement à l’inclusion financière de près de 290 000 personnes dans ces territoires.

En Indonésie par exemple, les microcrédits auxquels BNP Paribas a contribué pour Komida, une IMF dédiée à l’accompagnement des femmes, ont permis aux clientes de doubler leurs revenus. Après 4 microcrédits contractés auprès de Komida, ces femmes voyaient leurs revenus passer de 81 à 161 euros par mois en moyenne. Preuve du succès de cette opération, les enfants de ces clientes restent en moyenne à l’école 3 ans de plus que la génération de leur mère. (*)

En Inde, où les besoins de microfinance sont massifs (le pays représente 41 % des micro-emprunteurs mondiaux), le Groupe soutient 15 IMF, toutes s’adressant exclusivement aux femmes. Nos engagements de crédit ont été multipliés par 8, passant de de 6,6 millions d’euros en 2013 à 47,6 millions d’euros en 2016. Une étude d’impact réalisée en 2015 dans l’IMF Ujjivan montre que 73% des clientes épargnent tous les mois et que 65% sont plus impliquées dans les décisions de leur couple.

(*) Source étude IMPROVE 2016

Nga - Vietnam / Deisy - Colombie / Gudiya - Inde

La microfinance dans les pays développés : un puissant levier d’inclusion financière

La microfinance aide également les populations fragiles des économies matures. En Europe et aux États-Unis, le soutien du Groupe aux principales institutions de microfinance renforce la crédibilité financière des personnes vivant en milieu rural et/ou exclues du système bancaire traditionnel grâce à l’accompagnement et l’éducation financière et de fait, encourage leur réinsertion professionnelle. Le Groupe est membre actif de l’EMN et l’E-MFP, les deux réseaux majeurs du soutien à la microfinance européenne. 

Au cours de l’année 2016, plusieurs avancées majeures ont eu lieu :

  • En France, le Groupe a structuré en faveur de l’ADIE, le premier contrat à Impact Social français d’un montant de 1,3 million d’Euros.
  • En Italie, PerMicro, 1ère IMF du pays, qui est financée et détenue à plus de 20 % par BNL, révèle  grâce à une étude réalisée par l’Università Politecnico que 51 % des clients accompagnés ont obtenu des financements venant de banques ≪ classiques ≫ dans les 3 ans après l’obtention de leur premier microcrédit, prouvant ainsi leur inclusion financière. En outre, les micro-entreprises financées par PerMicro ont généré 12,4 millions d’euros de revenus (impôts et taxes) ainsi que 3 millions d’euros d’économies (en aides sociales) pour l’administration publique italienne
  • Au Luxembourg, BGL BNP Paribas a fondé MicroLux, 1ère institution de microfinance au Luxembourg, en apportant 83,3% de son capital. 

Andrea Marino, PerMicro.